Maniema : plus de 2.500 familles sans abri après des crues dévastatrices à Punia

Pluies

Le débordement simultané du fleuve Congo et de la rivière Ulindi a provoqué une catastrophe humanitaire dans le territoire de Punia, dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon la société civile locale, 2.533 ménages ont perdu leurs habitations, submergées par les eaux après plusieurs jours de pluies diluviennes.

Les villages de Kasera, Tubila et Ulindi figurent parmi les plus touchés. Sous la pression des intempéries, les deux cours d’eau sont sortis de leur lit, inondant habitations, champs et infrastructures sociales. Les familles sinistrées ont été contraintes de fuir vers des zones jugées plus sûres, abandonnant derrière elles leurs biens et leurs moyens de subsistance.

Lire aussi : Réchauffement climatique en Afrique : Antonio Guterres dénonce une injustice « pure et simple »

Au-delà des pertes matérielles, les dégâts affectent gravement les services de base. Plusieurs écoles et centres de santé sont désormais hors d’usage, compliquant l’accès à l’éducation et aux soins pour des milliers de personnes. Les sources d’eau potable, contaminées par les eaux boueuses, font craindre l’apparition de maladies hydriques dans les zones d’accueil.

L’impact économique et alimentaire inquiète également. Les cultures vivrières, pilier de l’alimentation locale, ont été détruites, tout comme les étangs piscicoles.

« Les habitants touchés pourraient être confrontés à la faim », alerte Jean-Claude Ngoy, président de la société civile de Punia, évoquant un risque imminent de crise nutritionnelle si aucune assistance rapide n’est mobilisée.

Face à l’ampleur des dégâts, la société civile appelle à une intervention urgente des autorités nationales à Kinshasa ainsi que des agences humanitaires internationales, afin de fournir abris, vivres, médicaments et appui à la relance agricole.

Sans réponse rapide, préviennent les acteurs locaux, cette catastrophe naturelle pourrait se transformer en une crise humanitaire durable dans cette partie enclavée du Maniema.

Joseph Aciza

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.