La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré 8.978 cas confirmés de la maladie à virus Ebola, dont 4 336 décès et 2.356 guérisons, dans sept provinces touchées par l’épidémie. Ces chiffres figurent dans le rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), arrêté au 10 octobre 2026 et publié le 11 octobre. Selon ce bilan, 945 patients sont encore en isolement ou hospitalisés, tandis que le taux de létalité global s’établit à 48,3 %.
Au total, 65 zones de santé sont concernées dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé, de la Tshopo et du Sud-Ubangi. Le taux global de suivi des contacts atteint 81 %, soulignant l’importance de la surveillance épidémiologique, du dépistage précoce et de la prise en charge des personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus.
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L’Ituri reste la province la plus touchée
Selon les données de l’INSP, l’Ituri compte 28 zones de santé touchées sur les 36 que comprend la province. Le Nord-Kivu en dénombre 17 sur 34, tandis que la Tshopo et le Haut-Uélé comptent chacun sept zones de santé affectées, respectivement sur 23 et 13.
Le Bas-Uélé enregistre quatre zones de santé touchées sur 11. Au Sud-Kivu, une seule zone de santé, Miti-Murhesa, est signalée comme affectée sur les 34 que compte la province. Dans le Sud-Ubangi, la zone de santé de Bulu est également concernée.
Cette répartition géographique nécessite le maintien des activités de surveillance et de riposte dans les différentes provinces, particulièrement dans les zones où la transmission du virus demeure une préoccupation sanitaire.
Dix-huit nouvelles guérisons en 24 heures
Le rapport de situation annonce 18 nouvelles guérisons en l’espace de 24 heures. Parmi les personnes déclarées guéries, 11 se trouvent en Ituri, cinq dans le Haut-Uélé et deux dans la Tshopo. Le cumul des guérisons atteint ainsi 2 356 depuis le début de l’épidémie.
Malgré cette évolution encourageante, le nombre de décès, qui s’élève à 4 336, témoigne de la gravité de la situation sanitaire.
Sur le plan de la surveillance, les équipes de riposte ont investigué les 310 cas suspects signalés au cours de la journée. Parmi les personnes concernées, 143 ont été transférées vers des centres de prise en charge pour une évaluation et des soins appropriés.
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Aux points d’entrée et de contrôle, 98 % des 252.382 voyageurs ont été dépistés. Cette mesure vise à renforcer la surveillance sanitaire et à détecter rapidement les personnes présentant des signes suspects.
Aucun nouveau cas confirmé dans trois provinces pendant la période rapportée
Sur le terrain, le rapport de l’INSP indique qu’aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré au cours de la période concernée au Bas-Uélé, au Sud-Kivu et au Sud-Ubangi.
Dans la province de la Tshopo, les 45 périmètres de riposte sont signalés comme ouverts. Dans le Haut-Uélé, les ménages et les structures sanitaires touchés autour du cas de Pawa ont été décontaminés.
Ces interventions visent à réduire les risques de transmission au sein des communautés et à renforcer la sécurité des structures sanitaires. Toutefois, l’absence de nouveaux cas confirmés pendant la période considérée ne signifie pas que le risque de propagation a disparu. Le maintien de la surveillance demeure donc nécessaire.
Plus de 250.000 contacts de sensibilisation réalisés
La sensibilisation des communautés constitue également un axe important de la riposte. Le rapport fait état de plus de 250.000 contacts de sensibilisation réalisés en une journée.
Au moins 162.000 personnes ont été atteintes grâce à une caravane motorisée organisée dans cinq communes de Kisangani. Plus de 92.000 autres contacts ont été réalisés lors de visites à domicile en Ituri et au Nord-Kivu.
Au Bas-Uélé, des personnes guéries ont également témoigné auprès de leurs communautés. Ces témoignages contribuent à mieux faire connaître la maladie, à encourager le recours rapide aux structures sanitaires et à lutter contre la stigmatisation des survivants d’Ebola.
Les autorités sanitaires poursuivent ainsi les activités de surveillance, de dépistage, de prise en charge et de sensibilisation dans les provinces touchées. La collaboration de la population reste essentielle pour signaler rapidement les cas suspects et limiter les risques de transmission.
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Les habitants sont appelés à respecter les consignes sanitaires et à contacter les services de santé en cas de symptômes suspects. Le numéro gratuit 151, indiqué sur les supports officiels de sensibilisation, peut être utilisé pour obtenir des renseignements et signaler une suspicion d’Ebola.
Avec 8.978 cas confirmés et 4 336 décès, l’épidémie demeure un défi sanitaire majeur pour la RDC. Malgré les 2.356 guérisons enregistrées et les avancées signalées dans certaines activités de riposte, la poursuite de la surveillance, de la prise en charge et de la sensibilisation reste indispensable pour limiter la propagation du virus.
