À l’occasion de la Journée mondiale pour l’élimination du cancer du col de l’utérus, célébrée chaque 17 novembre, le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a annoncé l’introduction, dès 2026, du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) en République démocratique du Congo. L’information a été publiée dans un communiqué diffusé sur le compte X du ministère.
Selon les autorités sanitaires, cette introduction représente « une avancée majeure pour protéger les femmes et les filles » contre l’un des cancers les plus meurtriers dans le pays.
« En RDC, le cancer du col de l’utérus reste l’une des principales causes de décès chez les femmes. Pourtant, c’est une maladie que nous pouvons prévenir. Le dépistage sauve, la vaccination protège et ensemble, nous pouvons éliminer ce cancer », souligne le ministère, qui encourage toutes les femmes à se faire dépister et les parents à faire vacciner leurs filles.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le papillomavirus humain est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes. La quasi-totalité des personnes sexuellement actives seront infectées au cours de leur vie, souvent sans symptômes.
Si elle n’est pas traitée, l’infection persistante par le HPV est responsable de 95 % des cancers du col de l’utérus. Le développement du cancer peut prendre 15 à 20 ans, mais ce délai peut être réduit à 5 ou 10 ans chez les femmes immunodéprimées, notamment vivant avec un VIH non traité.
Plusieurs facteurs augmentent le risque d’évolution du HPV vers un cancer :
- le type de HPV et son niveau d’oncogénicité,
- un système immunitaire affaibli,
- d’autres infections sexuellement transmissibles,
- le nombre de naissances,
- un jeune âge lors de la première grossesse,
- l’usage prolongé de contraceptifs hormonaux,
- le tabagisme.
L’OMS rappelle également plusieurs signes qui doivent pousser à consulter rapidement :
- saignements inhabituels (entre les règles, après la ménopause ou après un rapport sexuel),
- pertes vaginales abondantes ou malodorantes,
- douleurs persistantes dans le bas du dos, les jambes ou le bassin,
- fatigue, perte de poids ou perte d’appétit,
- gêne vaginale,
- gonflement d’une jambe.
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L’introduction du vaccin HPV en RDC représente ainsi une étape essentielle pour réduire la mortalité féminine liée à ce cancer évitable, à condition d’un large accès à la vaccination et au dépistage.






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