Les pluies torrentielles survenues le 28 janvier 2026 dans la zone de santé de Minova, territoire de Kalehe, ont provoqué d’importants dégâts dans plusieurs écoles, affectant gravement l’accès à l’éducation pour des centaines d’enfants, révèle un rapport conjoint du Sous-Groupe de Travail (SGT) Éducation et du SGT Communication de Minova, transmis à La Prunelle RDC.
Selon ce document, deux écoles primaires ont été particulièrement touchées : l’EP Kabishamage, dans l’aire de santé de Kalungu, et l’EP Chebumba Catholique, dans l’aire de santé de Chebumba. Ces établissements relèvent de la sous-division éducative Kalehe 1.
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« L’EP Kabishamage, école sous gestion de l’ECASJ, a vu deux salles de classe complètement détruites, privant 164 élèves (81 filles et 83 garçons) d’un cadre d’apprentissage adéquat. À l’EP Chebumba Catholique, trois salles de première année ont été détruites, impactant 330 enfants (180 filles et 150 garçons), tandis que deux autres salles ont été inondées, affectant 94 élèves supplémentaires », indique le rapport.
Outre les salles de classe, la pluie a endommagé la toiture d’un bloc de latrines à cinq portes, fragilisé la fondation de quatre salles supplémentaires, et détruit 126 pupitres, deux tableaux et plusieurs matériels pédagogiques.
La catastrophe a entraîné une rupture scolaire de deux jours à l’EP Kabishamage (29 et 30 janvier), les cours ayant repris provisoirement dans une église de la communauté ECASJ située dans l’enceinte de l’école.
À l’EP Chebumba Catholique, la situation reste critique : 424 enfants (225 filles et 199 garçons) n’ont toujours pas accès à des salles adaptées.
Le rapport recommande l’installation de tentes ou d’espaces temporaires d’apprentissage pour permettre la reprise immédiate des cours. la distribution de kits scolaires d’urgence et la réhabilitation/reconstruction des salles détruites, la construction de latrines temporaires pour prévenir les risques épidémiques, notamment de choléra.
Il appelle également l’EDU-NC Kalehe 1 à plaider auprès des autorités provinciales, nationales et des organisations humanitaires pour une réponse rapide, et le cluster Éducation à mobiliser ses partenaires pour soutenir la réhabilitation et la fourniture de matériel pédagogique. Les comités de parents (COPA) sont encouragés à s’organiser pour appuyer la réponse immédiate.
« Sans intervention urgente, le risque d’abandon scolaire pourrait s’accroître considérablement, exposant les enfants à l’oisiveté et à diverses formes d’exploitation », conclut le rapport.

