Le secteur éducatif du village de Ciruko, dans le territoire de Walungu, fait face à une double menace : les affrontements armés récents et les dégâts causés par une tempête violente en décembre dernier. L’EP Ciruko et l’Institut Sainte-Bernadette voient leurs infrastructures gravement endommagées, mettant en péril la continuité de l’enseignement pour des centaines d’enfants.
Selon les sources locales, la tempête, accompagnée de vents violents et de grêle, a provoqué l’effondrement de murs et la perte de toitures dans ces écoles. À l’Institut Sainte-Bernadette, le bureau administratif a été détruit, deux salles de classe ont perdu leur toit et deux murs se sont effondrés. À l’EP Ciruko, quatre salles ont été totalement décoiffées.
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Le préjudice dépasse les infrastructures. Les champs locaux, ravagés par la grêle, plongent de nombreuses familles dans la pauvreté, réduisant leur capacité à envoyer les enfants à l’école. Les cours se déroulent à l’air libre dans des conditions difficiles, exposant élèves et enseignants au soleil et aux intempéries.
Contacté par notre rédaction, Jean-Claude Ntabala, préfet de l’Institut Sainte-Bernadette, tire la sonnette d’alarme.
« Les cours sont perturbés depuis plus de deux mois et de nombreux bancs restent vides. Certains enfants ne sont jamais revenus, soit par peur des catastrophes, soit parce que leurs parents n’ont plus les moyens de les scolariser. »
Il lance un appel urgent aux autorités et aux partenaires éducatifs pour réparer les bâtiments et garantir le droit à l’éducation.
« Nous demandons une intervention rapide pour sauver l’éducation de nos enfants et reconstruire la toiture de ces salles de classe. »
Si aucune mesure n’est prise avant la prochaine saison des pluies, le futur de centaines d’élèves risque d’être compromis, laissant l’ignorance s’installer là où l’instruction devrait prospérer.

