RDC : 8.171 cas confirmés d’Ebola enregistrés dans sept provinces

La République démocratique du Congo fait face à une situation toujours préoccupante liée à la maladie à virus Ebola. Selon le rapport de situation publié le 29 septembre 2026, sur la base des données arrêtées au 28 septembre, 8.171 cas confirmés ont été enregistrés dans 63 zones de santé réparties dans sept provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi.

Parmi ces cas confirmés, 759 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 2 105 personnes ont été déclarées guéries. Le bilan cumulé fait état de 3.954 décès, soit un taux de létalité global de 48,4 %.

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Sept provinces affectées

L’Ituri demeure particulièrement touchée, avec 28 zones de santé affectées sur 36. Il s’agit notamment d’Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Drodo, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mungwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara et Tchomia.

Au Nord-Kivu, 16 zones de santé sur 34 sont concernées. La liste comprend notamment Beni, Biena, Butembo, Goma, Kalunguta, Kayna, Kyondo, Oicha, Vuhovi, Lubero, Mabalako, Masereka, Musienene, Mutwanga et Manguredjipa.

Le Sud-Kivu compte pour sa part une seule zone de santé affectée, celle de Miti-Murhesa.

Dans le Haut-Uélé, six zones de santé sur treize sont touchées, contre trois sur onze dans le Bas-Uélé. Dans la Tshopo, sept zones de santé sur 23 sont concernées. Le Sud-Ubangi compte, quant à lui, une zone de santé affectée, Bulu.

Des patients guéris et un accompagnement psychosocial

Malgré l’ampleur de l’épidémie, des avancées sont enregistrées dans la réponse. Dix-sept patients ont été déclarés guéris dans les provinces de l’Ituri, de la Tshopo et du Bas-Uélé, après avoir obtenu deux résultats négatifs au dépistage de la maladie à virus Ebola.

L’accompagnement des personnes guéries et de leurs familles se poursuit également. Au Nord-Kivu, les équipes psychosociales ont notamment apporté leur soutien à 25 ménages accueillant des enfants séparés ou orphelins. Elles ont également accompagné la réinsertion de cinq personnes guéries.

Sur le volet de la surveillance, les équipes ont vérifié 96,9 % des alertes reçues et transféré 241 cas suspects vers des centres de transit ou de traitement.

Le suivi des contacts demeure toutefois un défi. Le taux global de suivi est de 82 %, alors que l’objectif fixé par la riposte est de 95 %.

Pas de nouvelle zone de santé touchée

Le rapport indique qu’aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée au cours de la journée concernée. Cette situation ne signifie cependant pas que la transmission du virus est interrompue dans les zones déjà affectées, où les activités de surveillance et de prise en charge se poursuivent.

La vaccination contre Ebola se poursuit notamment en Ituri et au Bas-Uélé. Au cours de la journée rapportée, 66 personnes ont été vaccinées en Ituri et 19 au Bas-Uélé.

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En Ituri, les activités comprennent également une recherche consacrée à l’efficacité du vaccin ERVEBO contre le virus Ebola de type Bundibugyo.

Une vaccination compassionnelle se prépare par ailleurs à Aketi et Viadana, tandis qu’une rupture de stock de vaccins persiste dans la province de la Tshopo.

La mobilisation communautaire au cœur de la riposte

La mobilisation communautaire reste également un volet important de la réponse à l’épidémie.

À Butembo et Lubero, les équipes ont contribué à l’identification de contacts. À Manguredjipa, elles ont participé à la décontamination d’un poste de santé.

Dans la Tshopo, 27 alertes communautaires signalées ont été traitées. Deux cas de refus ont également été levés grâce au dialogue engagé entre les équipes de riposte et les communautés.

Ces interventions visent notamment à renforcer la surveillance, favoriser l’identification rapide des cas suspects et améliorer l’adhésion des populations aux mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Avec 8.171 cas confirmés, 3.954 décès et 2.105 guérisons, la riposte contre Ebola demeure un enjeu majeur dans les sept provinces affectées. Les autorités sanitaires et les équipes engagées dans la réponse poursuivent les activités de surveillance, de vaccination, de prise en charge des malades et de mobilisation communautaire afin de limiter la propagation du virus.

Le rapport précise enfin que les données restent évolutives et peuvent faire l’objet d’ajustements après la consolidation, la validation et l’harmonisation des informations provenant des provinces et des différents piliers de la riposte.

Daniel Mupole

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