L’Intersyndicale du secteur de la santé (ISS) en République démocratique du Congo a lancé, mercredi 30 septembre 2026, un préavis de grève de sept jours à l’adresse du gouvernement. À l’issue de ce délai, une grève pourrait être déclenchée sur l’ensemble du territoire national si les revendications des agents et cadres du secteur de la santé ne trouvent pas de réponse.
Dans une correspondance adressée au gouvernement, l’ISS dénonce ce qu’elle présente comme le non-respect de plusieurs engagements pris en faveur des agents et cadres du secteur de la santé.
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Parmi les principales revendications figurent l’admission sous statut, la promotion en grade, la mécanisation au salaire de base, l’alignement à la prime de risque professionnel, le réajustement barémique et le paiement des arriérés de prime de risque. L’ISS demande également la réaffectation des agents en instance d’affectation et une implication effective des représentants des agents dans les activités liées à la mise en œuvre de la Couverture santé universelle.
La structure réclame en outre la mise en œuvre effective des mécanismes annoncés dans le cadre du Fonds de promotion de la santé, ainsi que l’organisation des missions de contrôle physique prévues dans les différents accords conclus avec le gouvernement.
L’ISS dénonce l’absence de réponses
Selon l’Intersyndicale, ses attentes, notamment la convocation d’une séance de travail avec le gouvernement pour examiner contradictoirement l’état d’exécution des engagements pris lors des réunions de juillet, n’ont pas reçu de réponse précise.
Le coordonnateur de l’ISS, Jean-Fidèle Boyoo, affirme que le préavis fait suite à une réponse jugée insuffisante aux préoccupations des agents et cadres du secteur de la santé.
« Dans sept jours, si le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, représentant le gouvernement par rapport à notre cause, ne parvient pas à trouver des réponses favorables, les agents et cadres du secteur de la santé vont aller en grève », a-t-il déclaré.
L’ISS affirme toutefois rester attachée au dialogue social et privilégier une issue négociée au différend. Elle demande néanmoins que ce dialogue soit accompagné d’engagements concrets, d’échéances précises et de mécanismes de suivi.
Un nouvel avertissement après l’ultimatum de septembre
Cette décision intervient après un précédent ultimatum de 72 heures lancé par l’ISS le 18 septembre au gouvernement, concernant notamment l’amélioration des conditions de travail des agents et cadres du secteur de la santé.
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Quelques jours plus tard, le ministère de la Santé a indiqué avoir échangé avec le banc syndical des médecins sur l’exécution de l’accord conclu avec le gouvernement. Le ministère affirme que plusieurs engagements ont déjà été respectés, tandis que certains dossiers restent en suspens, notamment l’alignement progressif de 600 médecins sur les 800 initialement concernés et la question de la prime complémentaire.
L’ISS, qui regroupe plusieurs organisations syndicales du secteur, dont le Syndicat national des médecins (SYNAMED) et le Syndicat des infirmiers du Congo (SYMECO), maintient ainsi la pression sur le gouvernement à l’approche de l’expiration de son préavis.
