À l’occasion de la première Journée internationale du café, célébrée ce 1er octobre, l’Organisation des Nations unies met en avant l’importance socio-économique de cette filière mondiale, tout en alertant sur les défis liés à la hausse de la demande et aux menaces climatiques qui pèsent sur la production. Les agences onusiennes appellent à une transformation durable du secteur.
Le café détient la part la plus importante du marché mondial des boissons tropicales, aux côtés du cacao et du thé. La filière connaît une croissance constante depuis 2000, avec une production principalement concentrée dans l’hémisphère Sud, tandis que la consommation est davantage concentrée dans l’hémisphère Nord.
Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le secteur fait vivre près de 25 millions d’agriculteurs et génère plus de 200 milliards de dollars de recettes chaque année à l’échelle mondiale.
Une source importante de devises pour plusieurs pays
Pour plusieurs économies à faible revenu, les exportations de café représentent une source essentielle de devises étrangères.
En 2024, cette matière première représentait ainsi 28 % des exportations de l’Éthiopie, 20 % de celles de l’Ouganda et 19,5 % de celles du Burundi.
Malgré cette importance économique, un déséquilibre persiste dans la chaîne de valeur. Le café est généralement exporté à l’état brut, avec une transformation locale encore limitée dans les pays producteurs.
Une filière particulièrement exposée aux changements climatiques
La culture du café, notamment celle de la variété Arabica, est particulièrement sensible aux conditions climatiques. Elle prospère principalement dans les régions tropicales d’altitude.
Les variations météorologiques, notamment les températures extrêmes, les régimes pluviométriques irréguliers, la sécheresse et la prolifération de maladies, ont un impact direct sur les rendements et peuvent également influencer les prix du café.
Ces défis environnementaux s’ajoutent ainsi aux enjeux économiques auxquels sont confrontés les producteurs et les pays dépendants de cette filière.
L’ONU soutient des initiatives de production durable
Face à ces défis, les Nations unies appuient plusieurs initiatives visant à favoriser une production plus durable du café.
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) collabore notamment avec le secteur privé pour introduire des standards de production sans déforestation, notamment en Équateur.
De son côté, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) soutient les producteurs de pays comme le Laos, la Thaïlande et le Vietnam, avec pour objectif de renforcer les exportations tout en préservant les écosystèmes.
À travers ces initiatives, les agences onusiennes mettent l’accent sur la nécessité de faire évoluer la filière afin de répondre à la demande mondiale tout en renforçant sa durabilité environnementale et économique.
