Plusieurs établissements scolaires de Bukavu et de ses environs ont été endommagés par des pluies torrentielles accompagnées de vents violents, survenues les mercredi 7 et jeudi 8 octobre 2026. Après les dégâts enregistrés à l’EP Camp Cinéma, dans la commune de Kadutu, mercredi, d’autres écoles ont été touchées jeudi à Panzi et dans le groupement de Mudusa, en territoire de Kabare. Des toitures ont été emportées, du matériel scolaire détruit et les conditions d’apprentissage perturbées.
Les premiers dégâts rapportés remontent au mercredi 7 octobre 2026. Ce jour-là, l’école primaire conventionnée catholique EP Camp Cinéma, située dans le quartier Kasali, dans la commune de Kadutu, à Bukavu, a été touchée par les intempéries.
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Selon les informations disponibles, deux salles de classe se sont effondrées, tandis qu’un bloc comprenant six salles de classe présente un danger pour les élèves.
Le lendemain, jeudi 8 octobre, de nouvelles pluies accompagnées de vents violents se sont abattues sur une grande partie de Bukavu et ses environs, causant des dégâts supplémentaires dans plusieurs établissements scolaires.
Jeudi 8 octobre : plusieurs écoles touchées à Mudusa et à Panzi
Dans le groupement de Mudusa, en territoire de Kabare, plusieurs établissements ont été endommagés. Il s’agit de l’EP Luhinzo, de l’EP Snelac, de l’EP Les Anges, de l’Institut Manencé, de l’EP Saint-Jean à Kasihe, de l’Institut Don Béni et de l’EP Emmaüs.
À Bukavu, dans le quartier Panzi, au moins trois établissements ont également été touchés : l’Institut Mapinduzi, le Complexe scolaire La Vertu Christ-Roi de Panzi et le Complexe scolaire Amina.
Au Complexe scolaire La Vertu Christ-Roi, le préfet Lucien Mbungilwa décrit une situation difficile, qui a empêché les élèves de suivre les cours le jeudi 8 octobre.
« Hier vers 15 heures, une forte pluie accompagnée de vents violents a emporté la toiture de notre école et aujourd’hui, les élèves n’ont pas étudié. Nous sommes dans les réparations afin que les cours puissent reprendre normalement demain », a-t-il déclaré.
Il attribue notamment ces dégâts au manque d’arbres dans le milieu, estimant que la végétation pourrait contribuer à limiter les conséquences de tels phénomènes.
À l’Institut Mapinduzi, neuf salles de classe affectées
À l’Institut Mapinduzi, la situation est également préoccupante. Son préfet, Mapendano Byatunga Fidèle, rapporte que les vents violents ont emporté la toiture d’un bâtiment abritant neuf salles de classe.
« La situation est catastrophique. Notre toiture a été emportée par les vents violents accompagnés de pluies torrentielles. Heureusement, les élèves n’étaient plus là. Le bâtiment qui a été touché abrite neuf salles de classe. Il y a des documents administratifs, des documents pédagogiques, des manuels scolaires et du mobilier qui ont été détruits », a-t-il expliqué.
Au-delà des pertes matérielles, cet incident perturbe le fonctionnement de l’établissement. Les élèves doivent désormais se répartir dans d’autres salles de classe, ce qui complique l’organisation des enseignements.
« Les élèves étudient dans des conditions très complexes, obligés de se mélanger dans d’autres salles avec leurs collègues », déplore le préfet.
Des élèves confrontés à des conditions d’apprentissage difficiles
Les élèves de l’Institut Mapinduzi disent également subir les conséquences de ces dégâts.
Ansima Mwaka Solange, élève de quatrième année pédagogique, juge la situation préoccupante. Elle affirme que le regroupement des élèves dans les salles encore disponibles entraîne une forte surpopulation.
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« Ce qui se passe maintenant à l’Institut Mapinduzi est déplorable. Il y a des classes qui sont mélangées, avec plus de 300 élèves par classe, alors qu’ils étudient habituellement à 60 par classe. Il y aura des problèmes d’étouffement et les élèves devront écrire dans de mauvaises conditions », alerte-t-elle.
Pour sa part, Olinde Nshokano Nestor, également élève dans cet établissement, estime que la qualité des infrastructures et la présence d’arbres peuvent contribuer à réduire les dégâts causés par les intempéries.
« Les vents peuvent être là, mais si nous avons de bons bâtiments et des arbres plantés, il y aura une résistance face à la catastrophe », souligne-t-il.
Les élèves appellent les autorités compétentes à intervenir afin de rétablir des conditions d’apprentissage acceptables et d’éviter que ces perturbations ne compromettent leur année scolaire, qui vient de commencer.
Alors que les dégâts se sont succédé en deux jours dans plusieurs établissements de Bukavu et de ses environs, les responsables scolaires et les élèves attendent des mesures pour réparer les bâtiments endommagés, sécuriser les salles de classe et permettre la poursuite des enseignements dans des conditions adéquates.
