Les professionnels de la physiothérapie à Goma ont consacré la Journée internationale de la physiothérapie, célébrée ce mardi 8 septembre 2026, à la prévention et à la prise en charge des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Ils ont particulièrement mis l’accent sur les difficultés liées à la réadaptation des patients dans les zones touchées par les conflits.
Réunis pour échanger sur leur profession et les défis auxquels ils sont confrontés dans le domaine de la réadaptation, les physiothérapeutes du Nord-Kivu ont notamment évoqué la prise en charge des patients souffrant de complications cardiovasculaires.
Selon Jules Makuta, président de l’Union des kinésithérapeutes du Nord-Kivu, une augmentation des cas d’AVC est observée dans les zones affectées par les conflits.
« Nous avons constaté une augmentation des cas d’AVC. C’est sur base de cela que nous avons choisi de parler du problème d’augmentation des cas d’AVC dans les zones en conflit et de voir comment améliorer la prise en charge des patients », explique-t-il.
Prévenir les complications liées aux AVC
Les conséquences des AVC, notamment les troubles de la mobilité, constituent une part importante du travail de réadaptation. Pour les professionnels réunis à Goma, cette situation impose également de renforcer la sensibilisation de la population sur les facteurs de risque ainsi que sur l’importance d’une prise en charge précoce.
« Nous nous sommes réunis pour voir comment prendre en charge les patients, mais aussi sensibiliser la communauté dans le sens de prévenir les complications qui peuvent survenir », souligne Jules Makuta.
Les physiothérapeutes insistent ainsi sur la prévention, qu’ils considèrent comme un moyen de réduire les complications et les incapacités liées aux maladies cardiovasculaires et aux AVC.
« En médecine, il est dit qu’il vaut mieux prendre en charge dans le sens préventif que dans le sens curatif », rappelle le président de l’Union des kinésithérapeutes du Nord-Kivu.
Des besoins accrus dans les zones touchées par les conflits
Cette mobilisation s’inscrit dans le thème retenu pour la Journée internationale de la physiothérapie 2026 : « La physiothérapie et l’activité physique pour la prévention, la prise en charge et la réadaptation des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux ».
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À Goma, les professionnels souhaitent que cette journée contribue à renforcer la sensibilisation de la communauté et à attirer davantage l’attention sur les besoins en réadaptation des personnes affectées par les AVC dans un contexte marqué par les conflits.
Ils plaident ainsi pour une meilleure prise en compte de la physiothérapie dans la prévention, la prise en charge et la réadaptation des patients, particulièrement dans les zones où les conséquences des conflits compliquent l’accès aux soins et aux services de réadaptation.
