À l’occasion de la Journée mondiale de la rage, célébrée chaque année le 28 septembre, Benjamin Mayala, médecin vétérinaire à la Clinique canine de Goma, appelle la population à la vigilance, malgré l’absence de cas de rage signalés dans la ville et ses environs.
A La Prunelle RDC, Benjamin Mayala encourage les propriétaires de chiens à faire régulièrement examiner et vacciner leurs animaux afin de prévenir l’apparition et la propagation de cette maladie.
« Je n’ai pas encore vu un cas de rage dans la ville de Goma, ni même dans ses environs. Mais cela ne devrait pas empêcher les propriétaires de chiens de consulter les vétérinaires », explique-t-il.
Des signes à surveiller chez les chiens
Le médecin vétérinaire indique que la rage peut notamment se manifester chez le chien par un changement inhabituel de comportement et une salivation excessive.
Il appelle les propriétaires à ne pas négliger une morsure de chien et à adopter rapidement les mesures appropriées.
« Une fois mordu par un chien enragé, il faut d’abord laver la plaie avec de l’eau et du savon, puis consulter rapidement un professionnel de santé. Il ne faut surtout pas prendre cette morsure à la légère », conseille Benjamin Mayala.
Il rappelle également l’importance de la vaccination des chiens, considérés comme des animaux pouvant transmettre la rage à l’être humain.
La vaccination au cœur de la prévention
Benjamin Mayala invite ainsi les propriétaires de chiens à faire vacciner leurs animaux et à consulter régulièrement les services vétérinaires.
Pour lui, l’absence de cas actuellement observés à Goma ne doit pas conduire à relâcher la vigilance.
La rage reste une maladie grave qui peut être évitée grâce notamment à la vaccination et à une prise en charge rapide après une exposition à un animal suspect.
Une maladie qui tue des dizaines de milliers de personnes
Selon les chiffres cités par les Nations unies, la rage provoque chaque année des dizaines de milliers de décès dans le monde, avec des victimes dans de nombreux pays.
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L’ONU présente la rage comme une maladie virale zoonotique et négligée. Les enfants sont particulièrement exposés : environ 40 % des personnes victimes de la rage sont âgées de moins de 15 ans, selon les données citées.
À Goma, l’appel du vétérinaire vise donc à maintenir la vigilance, notamment à travers la vaccination des chiens, la consultation vétérinaire et la réaction rapide en cas de morsure.
