Signature bientôt d’un accord entre la RDC et le groupe australien FFI pour la production de l’hydrogène vert

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Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a échangé mardi à la Primature, avec une délégation du groupe australien de Fortescue Future Industries (FFI) venue lui présenter le rapport sur l’état d’avancement d’un projet de production de l’hydrogène vert à partir du projet Grand Inga en RDC, en vue de la signature d’un accord de coopération dans le cadre de la transition énergétique.

Évoluant dans les mines en Australie, FFI veut se lancer, a en croire sa Directrice générale  en  RDC, Mme Julie Shuttleworth,   principalement dans la production de l’hydrogène vert, un produit adapté pour la transition énergétique, la production de l’ammoniac vert, et le traitement des métaux verts pour la consommation locale et pour l’exportation.

Il compte produire 70 mégawatts d’énergie verte, soit 15 du barrage de Pioka, 15 du barrage de Matadi, et 40 du grand INGA.

« FFI est très engagé à développer son projet en RDC. Notre équipe des techniciens est en train de travailler aussi bien sur les aspects techniques que sociaux. Il est important, pour notre compagnie, au-delà de développer le projet, de nous assurer que les communautés se développent correctement, l’éducation, la santé, la création des emplois, mais également des opportunités qui peuvent se créer en termes d’entreprises qui peuvent saisir des contrats », a-t-elle expliqué précisant que  leur  projet concerne la construction des infrastructures de production et la transformation des énergies propres.

« Nous sommes ici sur ce qui deviendra le plus grand hub mondial de l’énergie verte. C’est une opportunité majeure pour la RDC de devenir le champion du monde de l’énergie propre, mais également du développement de la transition énergétique propre. Nous avons l’opportunité de décarboner l’économie congolaise et africaine et une grande contribution de la décarbonation du monde. Le sort du monde entier est en train de se jouer en RDC », a-t-elle déclaré.

Conduite par le conseiller spécial du Chef de l’État en charge des Infrastructures, Alexis Kayembe De Bampende, tout le staff dirigeant de cette entreprise était arrivé en septembre 2020 avec 22 personnes à bord de 3 Jets privés pour présenter ce projet au Premier ministre de l’époque, a rappelé M Shuttleworth.

« C’est un projet qui a commencé ici à la Primature au mois de septembre 2020. Ce qui est intéressant pour nous aujourd’hui, c’est d’avoir des partenaires qui promettent et qui réalisent. Aujourd’hui, on parle de changement de paradigme. On ne peut pas seulement produire de l’électricité pour la consommer directement. L’électricité devient maintenant un produit marchand qui va faciliter la production d’autres produits de valeur ajoutée. FFI est l’un des rares partenaires qui arrivent et je ne demande pas de garantie souveraine, ni de titre minier pour pouvoir organiser le projet », a-t-elle renchéri.

Aussitôt l’addendum sur le contrat signé, le rythme des travaux va s’accélérer pour être en mesure de faire du développement au bénéfice de tous,  rassure le staff de FFI.

Tout en gardant le leadership du projet Grand Inga qui englobe Inga 3 et pèse plus de 40 milliards de dollars américains, FFI reste ouvert aux autres partenaires qui peuvent respecter les mêmes principes que lui, c’est-à-dire, travailler avec intégrité, former et employer les Congolais et respecter les lois du pays.

Il sied de souligner que le FFI a déjà mené les études préliminaires pour près de 25 millions de dollars américains. Il a déjà des bureaux à Kinshasa où son staff dirigeant effectue son 44ème  déplacement avant de signer le contrat.

FFI est un groupe qui fait partie de FMG (Fortescue Métal Group). Il justifie de grandes capacités financières, suffisantes pour financer n’importe quel projet. Citybank qui en a fait la  diligence l’a attesté, affirmant au gouvernement congolais que FFI reste son premier client en Australie.

 Avec l’ACP

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