Les habitants des villages de Kadjucu, Kabamba et Mabingu, dans le groupement d’Irhambi-Katana, territoire de Kabare (Sud-Kivu), traversent une période de forte insécurité alimentaire à la suite d’une sécheresse prolongée observée depuis la mi-février 2026.
Selon Mapenzi Naceya Hénoch, préfet de l’Institut Faida de Kadjucu et défenseur des droits humains, aucune pluie significative n’a été enregistrée jusqu’au 26 avril, compromettant gravement les activités agricoles, principale source de subsistance des populations locales.
« Depuis mi-février, il n’a pas plu dans le groupement d’Irhambi-Katana. Toutes les cultures sont aujourd’hui séchées. Les haricots, le soja, le manioc, les arachides et d’autres cultures vivrières sont les plus touchés. Les agriculteurs vivent une insécurité alimentaire aiguë », a-t-il déclaré à La Prunelle RDC ce mercredi 29 avril 2026.
Cette situation a entraîné la perte quasi totale des récoltes, plongeant de nombreux ménages dans une crise alimentaire. Les familles peinent à se nourrir, tandis que les groupes les plus vulnérables (notamment les enfants, les femmes enceintes et allaitantes) sont exposés à des risques accrus de malnutrition.
Au-delà de la perte des cultures, cette sécheresse accentue la précarité des conditions de vie dans la zone, où les moyens d’adaptation restent limités.
Face à cette situation, Mapenzi Naceya Hénoch lance un appel urgent aux autorités, aux organisations humanitaires et aux ONG afin de fournir une assistance alimentaire immédiate ainsi que des semences adaptées pour la prochaine saison agricole.
Lire aussi : RDC : Daniel Bumba plaide pour un appui agricole et aquacole à Kinshasa
Il appelle également à une mobilisation des personnes de bonne volonté pour venir en aide aux populations affectées et prévenir une aggravation de la crise.
