Sud-Kivu : 230 décès liés au choléra enregistrés depuis janvier 2026

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L’épidémie de choléra a fait au moins 230 morts dans la province du Sud-Kivu depuis le début de l’année 2026, selon le rapport hebdomadaire de la Division provinciale de la Santé (DPS-Sud-Kivu). Parmi ces décès, 139 sont survenus dans les structures de santé et 91 dans la communauté. Le taux de létalité est estimé à 1,7 %.

Depuis le début de l’année, la province a enregistré 13.153 cas suspects de choléra. Au total, 26 zones de santé ont rapporté au moins un cas, indique la DPS.

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15 décès enregistrés en une semaine

Pour la semaine épidémiologique 38, couvrant la période du 14 au 20 septembre 2026, 15 décès ont été enregistrés dans quatre zones de santé.

La zone de santé de Shabunda a enregistré sept décès, suivie de Fizi avec trois décès, tandis que deux décès ont été rapportés dans la zone de santé d’Ibanda, à Bukavu, et trois à Uvira.

Au cours de la même semaine, 918 cas suspects ont été notifiés, contre 365 cas à la semaine 37, selon la DPS.

La Division provinciale de la Santé fait ainsi état d’une augmentation des cas entre les deux semaines consécutives et rapporte que 20 zones de santé avaient enregistré au moins un cas suspect durant la semaine 38.

Plusieurs zones toujours en épidémie

Selon la DPS-Sud-Kivu, les zones de santé d’Uvira, Ibanda, Idjwi, Kalehe, Shabunda, Bunyakiri, Fizi, Nundu, Katana et Mulungu sont actuellement considérées comme étant en épidémie.

La situation reste également préoccupante sur le plan de la disponibilité des intrants. Les zones de santé de Kimbi-Lulenge, Mulungu et Idjwi sont signalées en rupture d’intrants.

La DPS indique par ailleurs que l’épidémie a finalement été confirmée au laboratoire dans la zone de santé de Shabunda au cours de la semaine 38.

Cependant, plusieurs échantillons restent dans les structures de prise en charge, faute de moyens de transport vers les laboratoires.

« Les zones de santé de Kalehe, Mulungu, Bunyakiri et Kimbi-Lulenge n’ont pas encore confirmé des cas au laboratoire, pourtant elles ont tout le nécessaire pour prélever », souligne la DPS.

La Division provinciale de la Santé insiste ainsi sur la nécessité de renforcer la surveillance microbiologique dans la province.

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Insuffisance de la réponse communautaire

Parmi les principaux défis identifiés, la DPS cite notamment l’insuffisance de la réponse communautaire dans plusieurs zones de santé, ce qui complique les efforts visant à interrompre la chaîne de transmission.

Elle relève également l’insuffisance, voire l’absence, de sites de chloration dans certaines zones considérées comme prioritaires, notamment Katana, Shabunda, Mulungu et Kalehe.

Dans ses perspectives, la DPS prévoit notamment de doter les zones de santé accessibles d’outils de gestion normés, parmi lesquels les registres et les protocoles SOP.

Elle envisage également l’organisation de réunions de coordination consacrées à la riposte contre le choléra.

La zone de santé d’Ibanda, à Bukavu, devrait en outre bénéficier d’un appui dans les investigations des nouveaux foyers, avec l’accompagnement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Séraphin Mapenzi

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