La Société Civile du groupement Baswagha-Madiwe, en territoire de Beni (Nord-Kivu), alerte sur la recrudescence des vols de cacao dans la localité de Bapakombe-Pendekali. Elle estime que cette situation menace les moyens de subsistance des producteurs et fragilise davantage l’économie locale dans une zone déjà affectée par l’insécurité.
Selon les responsables de cette structure citoyenne, plusieurs cultivateurs ont récemment été victimes de vols de fèves de cacao, aussi bien dans leurs plantations que dans les dépôts de stockage. Ils dénoncent un phénomène qui prend de l’ampleur et qui décourage les producteurs, alors que cette culture représente l’une des principales sources de revenus des ménages de cette partie du territoire de Beni.
La Société Civile affirme que les auteurs de ces actes profiteraient de l’insuffisance des dispositifs de sécurité dans les zones de production pour opérer en toute impunité.
Face à cette situation, les représentants de la société civile appellent les autorités administratives, les services de sécurité et les instances judiciaires à renforcer les patrouilles dans les zones agricoles, à identifier les réseaux impliqués dans ces vols et à engager des poursuites contre leurs auteurs.
Ils estiment qu’une réponse rapide des autorités est indispensable pour protéger les producteurs et préserver une filière qui contribue de manière significative aux revenus des populations locales.
Cette dénonciation intervient dans un contexte où le commerce du cacao dans la région de Beni est régulièrement confronté à des actes de banditisme et à l’insécurité persistante liée à l’activisme des groupes armés.
Pour la Société Civile, cette situation accentue les difficultés économiques des agriculteurs et compromet les efforts de relance des activités agricoles dans cette partie du Nord-Kivu.
Elle exhorte ainsi les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes afin d’endiguer cette recrudescence des vols, estimant que la sécurisation des producteurs demeure une condition essentielle pour préserver l’économie locale et restaurer la confiance des cultivateurs.
