La République démocratique du Congo a enregistré 3.442 cas confirmés d’Ebola et 1.521 décès depuis le début de l’épidémie due au Bundibugyo ebolavirus, selon le rapport de situation publié le 29 juillet 2026 par le Gouvernement congolais et l’Institut national de santé publique (INSP). Les données présentées sont arrêtées au 28 juillet 2026.
Le rapport fait également état de 797 patients actuellement pris en charge en isolement ou en hospitalisation, tandis que 615 personnes ont été déclarées guéries. Le taux de létalité est estimé à 44,2 %, alors que le taux de suivi des contacts atteint 78,3 %.
Selon les autorités sanitaires, l’épidémie reste circonscrite à 49 zones de santé réparties dans cinq provinces. Une nouvelle zone de santé a récemment été ajoutée dans la province de la Tshopo, portant à 49 le nombre total de zones affectées.
La province de l’Ituri demeure la plus touchée avec 28 zones de santé concernées. Elle est suivie du Nord-Kivu, qui en compte 11, du Haut-Uélé avec 5, et de la Tshopo, qui totalise désormais 4 zones de santé.
Au Sud-Kivu, seule la zone de santé de Miti-Murhesa reste concernée par cette épidémie. Le rapport précise toutefois qu’elle totalise désormais 63 jours sans nouveau cas confirmé et poursuit une phase de surveillance résiduelle.
Le rapport souligne que la riposte continue de s’appuyer sur une collaboration étroite entre l’Institut national de santé publique (INSP), le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Africa CDC ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers.
Cet appui porte notamment sur le renforcement des capacités d’analyse, l’approvisionnement en intrants essentiels, notamment le chlore, ainsi que le soutien aux équipes déployées sur le terrain. Ces interventions visent à améliorer la prévention de la maladie, la prise en charge des patients et la préparation des zones exposées au risque de propagation.
Les autorités sanitaires rappellent enfin que les données publiées demeurent provisoires et peuvent faire l’objet de révisions à la suite des opérations de nettoyage, de reclassification et d’harmonisation de la base nationale de surveillance sanitaire.
