La riposte contre la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, se poursuit dans les provinces du Haut-Uélé, de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Tshopo, selon le rapport de situation publié le 26 juillet 2026 par le Gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Institut national de santé publique (INSP), portant sur les données arrêtées au 25 juillet 2026.
Le rapport fait état de 3.200 cas confirmés depuis le début de l’épidémie. À ce jour, 773 patients sont encore en isolement ou hospitalisés, tandis que 571 personnes ont été déclarées guéries. Le bilan cumulé s’élève également à 1.405 décès, soit un taux de létalité de 43,9 %.
Par ailleurs, le taux global de suivi des contacts est estimé à 77,8 %, un indicateur jugé essentiel pour interrompre la chaîne de transmission du virus.
Selon les autorités sanitaires, l’épidémie affecte cinq provinces et 48 zones de santé.
L’Ituri demeure la province la plus touchée avec 28 des 36 zones de santé concernées, notamment Aru, Bunia, Mambasa, Mongbwalu, Komanda, Mahagi, Ariwara, Fataki et Mandima.
Le Nord-Kivu compte 11 zones de santé affectées, dont Beni, Butembo, Goma, Katwa, Mabalako, Oicha et Kyondo.
Le Haut-Uélé enregistre cinq zones de santé touchées, tandis que la Tshopo en compte trois.
Au Sud-Kivu, seule la zone de santé de Miti-Murhesa est concernée. Selon le rapport, cette zone a désormais atteint 60 jours sans nouveau cas confirmé et poursuit une surveillance résiduelle.
Le Gouvernement indique que les capacités de surveillance, de diagnostic et de prise en charge restent pleinement opérationnelles dans les provinces affectées.
Le rapport souligne que ces dispositifs permettent d’identifier rapidement les nouveaux cas tout en assurant une prise en charge ayant conduit à une augmentation progressive du nombre de personnes guéries.
En Ituri, épicentre de l’épidémie, les autorités font état d’un renforcement continu des équipes de riposte, des laboratoires et des structures de soins afin d’améliorer la détection précoce des cas, la prise en charge des patients ainsi que l’organisation des enterrements dignes et sécurisés.
Les activités de suivi des contacts, de contrôle sanitaire aux points d’entrée et de sensibilisation communautaire se poursuivent dans les différentes provinces concernées.
Selon le rapport, des milliers de voyageurs continuent d’être systématiquement soumis au dépistage, tandis que les campagnes de sensibilisation visent à renforcer l’adhésion des communautés aux mesures de prévention.
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Les autorités mettent également en avant le renforcement progressif de la coordination multisectorielle ainsi que des appuis logistiques, notamment en véhicules, ambulances, intrants de prévention et contrôle des infections (PCI), médicaments et équipements destinés aux centres de traitement Ebola.
Le Gouvernement appelle enfin la population à signaler rapidement tout symptôme suspect et rappelle que le numéro gratuit 151 reste disponible pour toute alerte liée à Ebola.
