Les États-Unis ont annoncé, mercredi 5 août 2026, un financement additionnel de 242 millions de dollars américains pour soutenir la lutte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Cette nouvelle enveloppe porte à plus de 512 millions de dollars l’appui total accordé par Washington à la riposte, alors que l’épidémie continue de toucher plusieurs provinces de l’est et du nord-est du pays.
Dans un communiqué officiel, le Département d’État américain indique que ce nouveau financement répond aux besoins urgents identifiés par les autorités sanitaires congolaises et les partenaires internationaux engagés dans la riposte.
Selon Washington, ces ressources permettront de renforcer les principales composantes de la réponse sanitaire afin de limiter la propagation du virus et d’améliorer la prise en charge des personnes affectées.
Renforcer la surveillance aux frontières et la prise en charge des malades
Le Département d’État précise que cette aide servira notamment à intensifier le dépistage aux frontières ainsi qu’aux différents points d’entrée stratégiques, dans le but de réduire les risques de transmission transfrontalière.
Les fonds permettront également d’améliorer la prise en charge médicale des patients dans les zones les plus affectées par l’épidémie, tout en soutenant les équipes de riposte sur le terrain.
Une partie de cette enveloppe sera consacrée aux activités de communication des risques et de sensibilisation communautaire afin de lutter contre la désinformation et de renforcer l’adhésion des populations aux mesures de prévention.
Plus de 8,6 millions de dépistages déjà réalisés
Washington souligne que les financements américains ont déjà permis d’obtenir des résultats significatifs dans le cadre de la lutte contre Ebola.
Selon le Département d’État, les programmes soutenus par les États-Unis ont notamment permis de réaliser plus de 8,6 millions de dépistages et de sensibiliser plus d’un million de personnes aux mesures de prévention de la maladie.
L’appui américain a également contribué au fonctionnement de 180 centres de santé et au renforcement des capacités de diagnostic de 11 laboratoires de référence, améliorant ainsi la détection rapide des cas suspects et la réponse médicale.
L’Ouganda salué pour la surveillance aux frontières
Dans son communiqué, le gouvernement américain a également salué les dispositifs de surveillance mis en place par l’Ouganda voisin.
Washington estime que les mesures de contrôle appliquées aux frontières ougandaises contribuent de manière importante à limiter la propagation régionale du virus et à prévenir l’apparition de nouveaux foyers de contamination.
Un appel à une mobilisation internationale accrue
Alors que l’épicentre de l’épidémie demeure en République démocratique du Congo, les autorités américaines appellent les autres partenaires internationaux à renforcer leur engagement financier et technique.
Pour Washington, la maîtrise durable de cette crise sanitaire nécessitera une mobilisation accrue de la communauté internationale afin de soutenir les efforts du gouvernement congolais et des organisations humanitaires.
Les États-Unis estiment qu’une réponse collective demeure indispensable pour éviter une aggravation de la situation sanitaire et humanitaire dans la région des Grands Lacs, où Ebola continue de représenter une menace majeure pour les populations.
