Levée de la suspension des activités de l’ORC à Mwenga : la colère de Jean-Marie Bulambo et Me Nepangi

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Comme vous le savez, le Gouverneur du Sud-Kivu, Theo Ngwabidje, a décidé depuis le 23 juin dernier de lever la mesure de suspension des activités de la Société Minière « Oriental Ressources Congo » (ORC) ; une organisation faisant partie de celles frappées par la suspension pour exploitation illicite des minerais dans la région de Mwenga.

Cela est intervenu après que la ministre nationale en charge des mines ait écrit au Gouverneur lui demandant d’accompagner la Société ORC pour que toutes ses activités se conforment à la législation minière congolaise.

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Dans son accusé de réception, le Gouverneur de la Province du Sud-Kivu a levé la suspension de ORC en demandant à cette société de respecter scrupuleusement le cahier des charges qui la lie aux communautés locales.

En réaction, le député nationale Jean Marie Bulambo Kilosho et l’avocat et défenseur des droits humains, Wilondja Nepangi, tous deux natifs de Mwenga ont saisi le Premier Ministre pour dénoncer une décision qui viole la volonté des actes et décisions arrêtés par le Conseil des Ministres présidé par le Président de la République et les recommandations de l’Assemblée Nationale.

« Nous avons l’honneur d’approcher votre excellence, chef du gouvernement de notre pays au sujet de l’objet en rubrique, plus précisément, en dénonçant de l’irrespect du sacrosaint principe de l’unité de commandement nationale indispensable au bon fonctionnement des institutions du pays à travers la séparation des pouvoir gage de l’Etat de droit que tous appelons de tous nos vœux et de la consolidation de la séparation des pouvoirs institutionnels coulée dans notre constitution », écrivent d’entrée de jeu Bulambo et Me Nepangi à Sama Lukonde.

Ceux-ci rappellent qu’un désordre « indescriptible » caractérisé par la destruction de l’écosystème dans le territoire de Mwenga et une maltraitance par bastonnade des congolais et par des expropriations des terres agricoles appartenant aux autochtones-paysans congolais a été mis à charge des sociétés à capitaux chinois exploitant illégalement sans titres ni droits des minerais en territoire de Mwenga.

La Ministre des mines devient-elle un électron libre, allant à contrecourant des actes et décisions arrêtés par le Conseil des Ministres présidé par le Président de la République et les recommandations de l’Assemblée Nationale »

Ce qui avait soulevé dans le temps un tollé de protestations généralisé à travers le pays et avait conduit l’Assemblée Nationale à constituer une commission d’enquête parlementaire dépêchée au Sud-Kivu plus particulièrement à Mwenga.

Ces deux notables de Mwenga rappellent également que le rapport de ladite commission fut sanctionné par le vote en plénière de l’Assemblée Nationale des recommandations au gouvernement de la République.

Quelques mesures avaient été prises notamment la suspension de l’octroi des permis de recherche des droits miniers ou carrières ainsi que les mutations et amodiations des droits miniers jusqu’assainissement total et urgent du fichier cadastral par le cadastre minier.

 Il avait également été décidé la suspension de toute activité minière y compris le déplacement des engins des sites miniers sur toute l’étendue de Mwenga et l’identification et le retrait le cas échéant des droits aux sociétés et coopératives irrégulières.

« Depuis lors, sauf erreur de notre part, le conseil des ministres ne s’est plus réuni sur ce sujet, et non plus les recommandations de l’Assemblée Nationale n’ont à ce jour connu aucune réponse gouvernementale. Et c’est dans ce sens que madame le ministre en charge des mines et le Gouverneur de la province du Sud-Kivu vont décider du retour à Mwenga des sociétés à capitaux chinois par leurs lettres. De même, la Ministre des mines devient-elle un électron libre, allant à contrecourant des actes et décisions arrêtés par le Conseil des Ministres présidé par le Président de la République et les recommandations de l’Assemblée Nationale » demandent-ils au Premier Ministre et Chef du Gouvernement.

Ces deux fils de Mwenga attirent l’attention de Sama Lukonde qu’au demeurant, le territoire de Mwenga comme toutes les autres entités de l’Est du pays croupit dans sa partie du secteur d’Itombwe, des chefferies de Wamuzimu, de Lwindi, de Burhinyi ainsi que de Lwindi sous l’insécurité des groupes armés locaux et étrangers.

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L’exploitation minière incontrôlée est indexée par des multitudes comme un des agents vecteurs de la difficulté de démanteler ces groupes armés par des forces armées et services de sécurité.

Ces derniers pensent que ceci devrait mettre les autorités à une censure très profonde avant de prendre des mesures comme la levée « prématurée » et sans examen approfondie de l’exploitation minière dans cette partie de la province.

Bertin Bulonza
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