Une forte pluie accompagnée d’une grêle d’une intensité exceptionnelle s’est abattue sur le village de Cifunzi, dans le groupement de Kalonge, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu), le 23 juillet 2026. Cette catastrophe naturelle a causé d’importants dégâts matériels, détruit des infrastructures communautaires et ravagé les cultures, faisant craindre une crise alimentaire dans cette partie de la province.
Selon Safari Enakashesha Joseph, président du Mouvement de la Société Civile du Congo (MSCO), coordination de Kalehe, les intempéries ont commencé vers 15 heures avant de se poursuivre jusqu’aux environs de 16 heures.
La pluie de grêle a endommagé plusieurs habitations, des établissements scolaires ainsi que des lieux de culte dans le village de Cifunzi.
La route de desserte agricole reliant Mutale est également devenue impraticable, compliquant les déplacements des habitants et l’évacuation des produits agricoles.
À ce stade, aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels sont jugés considérables.
Les exploitations agricoles, principale source de subsistance des ménages, ont été particulièrement touchées.
Les champs de haricots, maïs, sorgho, pommes de terre et légumes ont été entièrement détruits par la grêle. Les agriculteurs ont perdu la quasi-totalité des cultures encore sur pied, compromettant les récoltes attendues dans les semaines à venir.
Cette catastrophe frappe une communauté déjà fragilisée par l’enclavement de la région. La dégradation des routes limite depuis plusieurs mois l’approvisionnement en produits alimentaires et en intrants agricoles, obligeant les habitants à dépendre essentiellement de leur propre production.
Aujourd’hui, de nombreux ménages se retrouvent sans récoltes et sans semences pour préparer la prochaine saison culturale.
Pour Safari Enakashesha Joseph, cette catastrophe risque d’avoir de lourdes conséquences humanitaires et économiques.
Il estime que les pertes agricoles enregistrées pourraient provoquer une grave insécurité alimentaire si aucune intervention n’est engagée rapidement.
« Les cultures ont été détruites. Les familles n’ont plus de réserves et beaucoup ne disposent plus de semences pour relancer la production. Si rien n’est fait, nous risquons de faire face à une crise alimentaire dans les prochains mois », alerte-t-il.
Face à cette situation, la Société civile appelle le Gouvernement de la République démocratique du Congo, le Gouvernement provincial du Sud-Kivu, l’administration territoriale de Kalehe ainsi que les partenaires humanitaires à intervenir dans les meilleurs délais.
Elle plaide notamment pour une assistance alimentaire immédiate afin de soutenir les ménages sinistrés jusqu’à la prochaine récolte, ainsi que pour la distribution de semences en vue de la prochaine saison culturale, afin de permettre aux agriculteurs de relancer leurs activités.
Pour les acteurs locaux, une réponse rapide est indispensable afin d’éviter que cette catastrophe naturelle ne se transforme en une crise humanitaire majeure dans cette partie du territoire de Kalehe.


