L’Observatoire des droits humains (ODH), avec l’appui financier de l’UNICEF, a renforcé les capacités des relais communautaires dans six zones de santé du Sud-Kivu, du mardi 22 au mercredi 23 septembre 2026, afin d’améliorer la détection précoce des alertes et la capacité de réponse des communautés face à la maladie à virus Ebola (MVE). Les zones concernées sont Nyantende, Minova, Uvira, Idjwi, Nyangezi et Kalehe.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet consacré à la communication sur les risques et l’engagement communautaire, à la surveillance à base communautaire dans la réponse à la maladie à virus Ebola, et à la continuité des soins de santé dans les provinces de l’Ituri et du Sud-Kivu.
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Un rôle de premier plan dans la surveillance sanitaire
Au cœur de cette formation, les relais communautaires ont été appelés à jouer un rôle de premier plan dans la surveillance sanitaire au niveau local. Selon l’ODH, grâce à leur proximité avec les ménages, ils constituent un lien important entre les communautés et le système de santé.
L’organisation précise que la surveillance à base communautaire (SBC) permet aux relais d’être attentifs aux événements inhabituels pouvant représenter une menace pour la santé publique. Ils ont ainsi été formés à identifier les décès communautaires, certains signes de maladie, les événements inhabituels, ainsi que les rumeurs liées à la santé. L’objectif est de favoriser une notification rapide des informations aux responsables sanitaires, afin de faciliter les investigations et, lorsque cela est nécessaire, une réponse rapide.
Une formation axée aussi sur la communication avec les populations
Au-delà de la détection, la formation a également porté sur la manière de communiquer avec les populations. Grâce à la communication sur les risques et l’engagement communautaire (CREC), les relais communautaires ont été outillés pour instaurer un dialogue avec les familles, écouter leurs préoccupations et répondre à leurs questions avec des informations fiables et adaptées au contexte local. Les visites à domicile, les causeries éducatives et les échanges directs avec les communautés figurent parmi les approches mises en avant, a indiqué l’Observatoire des droits humains.
Une attention particulière a été accordée aux rumeurs et à la désinformation. Les relais ont été encouragés à écouter, documenter et transmettre les préoccupations exprimées par les communautés, tout en contribuant à la diffusion d’informations vérifiées. Cette approche a notamment reposé sur cinq attitudes : l’écoute active, l’empathie, le respect, l’encouragement des comportements positifs et la construction d’un climat de confiance.
La formation a également abordé la redevabilité envers les communautés, afin que leurs besoins, réactions, commentaires et plaintes puissent contribuer à l’amélioration des interventions sanitaires.
Plusieurs volets de la préparation et de la riposte concernés
La combinaison de la surveillance à base communautaire et de la communication sur les risques et l’engagement communautaire vise ainsi à contribuer à plusieurs volets de la préparation et de la riposte, notamment la recherche active des cas, l’identification et le suivi des contacts, les investigations, la prise en charge, les enterrements dignes et sécurisés, la décontamination et la vaccination, lorsqu’elle est disponible.
À travers cette initiative, l’ODH et l’UNICEF entendent ainsi renforcer un maillon essentiel de la réponse sanitaire : une communauté capable d’identifier, d’alerter, d’écouter, de s’informer et de participer à sa propre protection. Nyantende, Minova, Uvira, Idjwi, Nyangezi et Kalehe deviennent ainsi les six points d’ancrage de cette approche communautaire, visant à rapprocher davantage la surveillance sanitaire des réalités quotidiennes des populations.
