Sud-Kivu : 40 membres des équipes d’intervention rapide formés face au risque d’Ebola

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Vaccin contre Ebola (Ph. Tiers)

Face au risque de propagation de la maladie à virus Ebola (MVE), 40 membres des équipes d’intervention rapide (EIR) du Sud-Kivu ont été formés pendant quatre jours à Murhesa afin de renforcer leurs capacités de préparation et de réponse aux alertes sanitaires. L’activité a été organisée par l’Observatoire des Droits Humains (ODH), avec l’appui financier de l’UNICEF.

La formation a réuni des participants issus de neuf zones de santé : Kadutu, Ibanda, Bagira, Nyantende, Nyangezi, Minova, Idjwi, Kalehe et Uvira.

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Selon l’ODH, cette couverture géographique visait à renforcer les capacités des équipes dans différents contextes, notamment urbains, ruraux et périurbains, où les interventions peuvent être confrontées à des difficultés d’accès, de déplacement ou de coordination lors d’une urgence sanitaire.

Renforcer la réponse aux alertes

Les équipes d’intervention rapide jouent un rôle important dès qu’une alerte sanitaire est signalée. Elles interviennent notamment dans l’évaluation de la situation, la coordination des premières actions et la collaboration avec les structures sanitaires ainsi qu’avec les autres acteurs engagés dans la réponse.

Au cours de la formation, les participants ont pris part à des exercices de simulation de cas. Ces mises en situation leur ont permis de tester les différentes étapes d’intervention face à une urgence, d’identifier les difficultés éventuelles et de déterminer les aspects nécessitant davantage d’amélioration.

L’objectif était notamment de permettre aux équipes d’être mieux préparées à intervenir rapidement et efficacement sur le terrain en cas d’alerte.

La protection contre l’exploitation et les abus sexuels au programme

La formation a également porté sur la prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PSEA).

Les participants ont été sensibilisés à la prévention, à l’identification et au signalement des cas, ainsi qu’au respect de la dignité, des droits, de la sécurité et de la confidentialité des personnes affectées par une urgence sanitaire.

Pour l’ODH, cette dimension rappelle que la préparation à une crise sanitaire ne repose pas uniquement sur les capacités techniques et opérationnelles des équipes. Elle implique également la protection des personnes et la garantie d’une assistance respectueuse et sûre.

Renforcer les mécanismes locaux de préparation

À travers cette activité, l’ODH entend contribuer au renforcement de la préparation et de la réponse aux urgences sanitaires au niveau local, en collaboration avec les autorités sanitaires et les autres acteurs concernés.

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La formation visait notamment à consolider les compétences des équipes, à améliorer la coordination et à renforcer leur capacité à réagir rapidement face aux alertes, tout en prenant en compte les besoins et la protection des communautés.

Avec 40 membres formés pendant quatre jours dans neuf zones de santé, cette initiative constitue une étape dans le renforcement des mécanismes locaux de préparation aux urgences sanitaires au Sud-Kivu, dans un contexte où la vigilance face aux maladies à potentiel épidémique reste nécessaire.

Vinciane Ntabala

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