Bukavu : Search for Common Ground et le Réseau Espace Climat mobilisent les communautés pour protéger le PNKB

Activité search for common group

L’organisation Search for Common Ground, en collaboration avec le Réseau Espace Climat, a organisé ce mercredi 7 octobre à Bukavu un atelier d’échanges consacré à la sensibilisation intercommunautaire sur la protection des ressources naturelles du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), dans le secteur de Tshivanga.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’initiative locale intitulée « Dialogue de sensibilisation intercommunautaire sur la protection des ressources du Parc national de Kahuzi-Biega dans le secteur de Tshivanga ». Elle est mise en œuvre à travers le projet « De la base au monde », en appui au projet « Environ-Matters ».

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Selon les organisateurs, cette initiative vise à favoriser le dialogue, la compréhension mutuelle et la mobilisation des acteurs locaux autour de la conservation des ressources naturelles du PNKB.

L’exploitation illégale de la forêt parmi les principales menaces

Prenant part aux échanges, Innocent Bayubasire, chef de bureau chargé de la conservation de la nature à la Coordination provinciale de l’environnement au Sud-Kivu, a alerté sur les différentes menaces qui pèsent sur le parc, notamment l’exploitation illégale de la forêt à grande échelle.

Il a souligné la nécessité de mettre en place des stratégies concertées pour assurer la protection du patrimoine naturel et préserver les services écosystémiques dont bénéficient les communautés locales.

« Comme le parc est menacé, nous sommes obligés de mettre en place des stratégies pour nous aligner sur une feuille de route qui vise la protection non seulement du parc, mais aussi des services écosystémiques que ce parc fournit à la communauté, pour que la communauté puisse bénéficier de ce parc et qu’il soit protégé par la communauté », a-t-il déclaré.

Innocent Bayubasire a également appelé la population du Sud-Kivu à éviter la commercialisation des produits provenant du Parc national de Kahuzi-Biega, afin de contribuer à la préservation de ses ressources naturelles.

Les énergies propres pour réduire la pression sur les aires protégées

De son côté, Madeleine Bwenge, coordinatrice de l’Action pour l’éducation environnementale, le genre et le développement durable au Kivu, a insisté sur la promotion et la vulgarisation des énergies propres comme moyen de réduire la dépendance des communautés riveraines aux ressources des aires protégées.

Elle estime que la déforestation demeure une préoccupation majeure, notamment en raison de l’utilisation du bois comme source d’énergie domestique.

« Notre préoccupation première était d’informer que les énergies propres luttent contre la déforestation et donc la grande problématique est la déforestation, car il y a une dépendance des communautés à ce patrimoine-là », a-t-elle expliqué.

Elle a ajouté que l’objectif est de faire comprendre aux populations qu’il existe des alternatives permettant de cuisiner avec des énergies propres et de réduire ainsi la pression exercée sur les espaces protégés.

« Notre travail était de trouver également un moyen qui permettrait de faire comprendre à la population qu’il y a moyen de cuisiner avec des énergies propres et cela permettra à ce que nos aires protégées soient réellement protégées contre la déforestation », a-t-elle précisé.

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Une feuille de route élaborée par les participants

L’atelier s’est clôturé par des travaux en groupes au cours desquels les participants ont élaboré une feuille de route tenant compte des besoins locaux pour améliorer la conservation des ressources naturelles du PNKB.

À travers cette démarche, Search for Common Ground et le Réseau Espace Climat entendent encourager une participation active des communautés à la protection du parc, en associant le dialogue intercommunautaire à la recherche de solutions adaptées aux réalités locales.

Esther Rehema

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