Le Directeur Général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Mwamba Kazadi Dieudonné, a présidé lundi 21 septembre 2026 une réunion de coordination stratégique consacrée au suivi des principales épidémies en cours en République démocratique du Congo.
L’information, parvenue à la rédaction de La Prunelle RDC ce mercredi 23 septembre, fait état d’une analyse de la situation épidémiologique de quatre maladies majeures : la maladie à virus Ebola, le choléra, la rougeole et le Mpox.
Lire aussi : Ebola en RDC : 22 nouvelles guérisons enregistrées en 24 heures
Les échanges ont notamment porté sur l’évolution des tendances épidémiologiques, les alertes enregistrées ainsi que les interventions de santé publique mises en œuvre dans les différentes zones concernées.
Plus de 7.600 cas d’Ebola rapportés
À la 38ᵉ semaine épidémiologique, la situation de la maladie à virus Ebola reste préoccupante, selon les chiffres présentés lors de la réunion.
Depuis le début de l’épidémie, environ 7.690 cas ont été enregistrés, avec plus de 3.600 décès, soit un taux de létalité de 48,3 %. Plus de 1.900 personnes ont été déclarées guéries, tandis que le suivi des contacts est estimé à 79,2 %.
L’épidémie touche actuellement sept provinces et 62 zones de santé, selon le point présenté lors de cette réunion.
Des tendances différentes selon les provinces
Dans son analyse de l’évolution de la situation, l’INSP indique que l’Ituri, considérée comme l’épicentre de l’épidémie, connaît une diminution progressive du nombre de cas.
En revanche, la tendance est présentée comme étant à la hausse au Nord-Kivu, ce qui a conduit au renforcement des équipes déployées sur le terrain.
« Face à cette situation, des équipes supplémentaires ont été dépêchées sur terrain pour soutenir les équipes locales et inverser la courbe », souligne l’INSP.
L’Institut insiste ainsi sur la nécessité d’une stratégie de couverture globale et d’une capacité de réaction rapide dans toutes les provinces touchées.
« Vous avez vu que dès qu’on a eu un cas confirmé au niveau du Sud-Ubangi, en moins de 48 heures, il y avait déjà des équipes qui étaient déployées. Et encore même des équipes du Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP) et de l’INSP qui vont aller pour renforcer les équipes qui sont déjà sur place », a expliqué l’un des responsables de la riposte.
Il insiste également sur la nécessité de maintenir un dispositif opérationnel dans l’ensemble des provinces affectées.
« Nous devons nous rassurer que le dispositif de réponse soit bien en place. Il n’y a pas que l’Ituri sur laquelle nous avons le focus, mais c’est sur l’ensemble des provinces qui sont affectées », a-t-il ajouté.
La vaccination des travailleurs de première ligne se poursuit
Dans le contexte actuel de l’épidémie liée au virus Bundibugyo, la vaccination des travailleurs de première ligne se poursuit avec le vaccin ERVEBO.
Lire aussi : Ebola en RDC : 22 nouvelles guérisons enregistrées en 24 heures
Irène Moseka, infirmière engagée dans la riposte contre Ebola, s’est dite soulagée après avoir reçu sa dose.
« Je suis infirmière et je travaille dans la riposte Ebola. Je suis contente d’être vaccinée parce que ça me protège », témoigne-t-elle.
Elle encourage également les autres personnes travaillant en première ligne, particulièrement celles qui sont régulièrement en contact avec les malades, à se faire vacciner afin de renforcer leur protection.
Au-delà de la riposte directe, l’INSP met l’accent sur la prévention, la surveillance et la réactivité des équipes afin de limiter la propagation de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo.
