Épidémie d’Ebola : plus de 3.260 cas confirmés en RDC, le Sud-Kivu totalise 61 jours sans nouveau cas

Centre de traitement d’Ebola de Munigi

L’épidémie d’Ebola continue de mobiliser les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo. Selon le rapport de situation publié le 27 juillet 2026 par le Gouvernement et l’Institut national de Santé publique (INSP), le pays comptabilise désormais 3.262 cas confirmés, dont 1.437 décès et 583 personnes guéries. Si la maladie demeure active dans plusieurs provinces, le Sud-Kivu enregistre des avancées encourageantes avec 61 jours sans nouveau cas confirmé.

Au 26 juillet 2026, cinq provinces restent touchées par l’épidémie d’Ebola Bundibugyo. Il s’agit de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé et de la Tshopo, pour un total de 48 zones de santé affectées sur les 140 que compte le pays.

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L’Ituri demeure la province la plus touchée avec 28 zones de santé concernées, suivie du Nord-Kivu avec 11 zones de santé. Le Haut-Uélé compte cinq zones de santé affectées, tandis que la Tshopo en totalise trois.

Au Sud-Kivu, seule la zone de santé de Miti-Murhesa reste concernée. Toutefois, elle affiche désormais 61 jours sans nouveau cas confirmé, tout en poursuivant les activités de surveillance résiduelle.

Les statistiques nationales font état de 723 patients actuellement en isolement ou hospitalisation, contre 583 guérisons enregistrées depuis le début de l’épidémie.

Le taux global de létalité demeure élevé, atteignant 44,1 %, alors que le taux de suivi des contacts est évalué à 78,2 %, traduisant une amélioration progressive des activités de surveillance épidémiologique.

Les autorités précisent néanmoins que ces données restent susceptibles d’être réactualisées à la suite des opérations de nettoyage, de reclassification et d’harmonisation de la base nationale de données sanitaires (DHIS2).

Parmi les faits saillants relevés dans ce rapport, les autorités sanitaires indiquent qu’aucune nouvelle zone de santé n’a été affectée au cours des dernières 24 heures.

Cette stabilité géographique est considérée comme un signal positif, les efforts de riposte ayant permis de contenir la propagation de l’épidémie dans les mêmes 48 zones de santé.

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Par ailleurs, une mission conjointe de l’Institut national de Santé publique (INSP), du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été déployée à Buta, dans la province du Bas-Uélé, afin de renforcer la préparation et les interventions contre le virus Ebola Bundibugyo.

Au cours des dernières 24 heures, 12 nouveaux patients ont été déclarés guéris, portant le nombre total de personnes rétablies à 583 depuis le début de l’épidémie.

Le rapport met également en avant des évolutions positives dans certaines provinces.

Au Sud-Kivu, la zone de santé de Miti-Murhesa poursuit sa surveillance après avoir atteint 61 jours sans nouveau cas confirmé.

Dans la Tshopo, aucun nouveau cas ni décès n’a été enregistré depuis 12 jours, une évolution que les autorités sanitaires considèrent comme encourageante.

Malgré ces progrès, les équipes de riposte poursuivent les opérations de surveillance, de diagnostic, de recherche des contacts et de prise en charge des malades afin d’éviter toute reprise de la transmission.

La sécurité transfusionnelle renforcée

Face au risque de transmission du virus Ebola par le sang, les services de santé renforcent également les mesures de sécurité dans les centres de transfusion sanguine.

Selon un responsable de la Commission provinciale technique de santé (CPTS), toutes les précautions nécessaires sont appliquées afin de protéger les donneurs et les receveurs.

« Tout est pris en compte », assure ce responsable, évoquant le contrôle rigoureux des donneurs, le respect des procédures de sécurité ainsi que l’application stricte des mesures d’hygiène tout au long de la chaîne transfusionnelle.

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Les autorités sanitaires rappellent que le virus Ebola peut se transmettre par le sang et d’autres liquides biologiques. Elles soulignent ainsi l’importance de maintenir des banques de sang sécurisées tout en garantissant la disponibilité des produits sanguins pour les patients qui en ont besoin.

Elles invitent enfin toute personne présentant des symptômes évocateurs de la maladie à appeler gratuitement le numéro 151, tout en réaffirmant que la collaboration entre les professionnels de santé, les donneurs de sang et la population demeure essentielle pour mettre fin à cette épidémie.

Jean-Luc M.

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