Journée mondiale des espèces menacées : plus de 42.000 espèces risquent l’extinction, selon l’UICN

L'éléphant abattu à Nyakakoma Rutshuru

Plus de 42.000 espèces dans le monde sont actuellement menacées d’extinction, soit près de 28 % des espèces évaluées, selon les données de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Ces statistiques ont été rendues publiques à l’occasion de la Journée mondiale des espèces menacées, célébrée chaque année le 11 mai.

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Parmi les espèces les plus emblématiques aujourd’hui menacées figurent notamment le tigre du Bengale, l’éléphant d’Asie, le rhinocéros noir ainsi que la tortue luth.

Pour l’édition 2026, aucun thème spécifique n’a été retenu officiellement. Toutefois, l’accent est mis sur la sensibilisation autour de la protection de la biodiversité et de la survie des espèces animales et végétales.

À travers cette journée, les organisations environnementales rappellent que la préservation de la nature ne relève pas uniquement des spécialistes, mais nécessite également l’implication des populations à travers des gestes quotidiens.

Les défenseurs de l’environnement soulignent que chaque disparition d’espèce fragilise l’équilibre des écosystèmes et accentue les menaces pesant sur la biodiversité mondiale.

La Journée mondiale des espèces menacées vise ainsi à alerter l’opinion publique sur les risques d’extinction tout en encourageant des actions concrètes de conservation.

Elle met également en lumière plusieurs causes majeures de disparition des espèces, notamment la déforestation, le braconnage, le changement climatique, la pollution et la surexploitation des ressources naturelles.

Selon l’UICN, la perte et la fragmentation des habitats affectent environ 85 % des espèces menacées.

« Les principales causes de disparition des espèces sont la perte et la fragmentation des habitats, la surexploitation des ressources naturelles, notamment la pêche et la chasse illégale, le changement climatique qui perturbe les écosystèmes ainsi que la pollution, en particulier les plastiques et les pesticides », souligne l’organisation.

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En République démocratique du Congo, cette journée constitue également un appel à la protection d’une biodiversité exceptionnelle mais de plus en plus fragilisée.

Le pays abrite plusieurs espèces emblématiques aujourd’hui menacées, parmi lesquelles le bonobo, le gorille des montagnes, l’okapi, l’éléphant de forêt et le pangolin.

Ces espèces sont particulièrement exposées au braconnage, au trafic illégal d’animaux sauvages ainsi qu’à la destruction de leurs habitats naturels.

Dans l’est de la RDC, notamment au Sud-Kivu, les conflits armés aggravent également les menaces pesant sur les écosystèmes. L’insécurité persistante et l’exploitation illégale des ressources dans certaines zones protégées contribuent à accélérer la dégradation de l’environnement et la disparition de nombreuses espèces.

À travers cette commémoration, les organisations environnementales encouragent les jeunes, les communautés locales et les décideurs à renforcer leur engagement en faveur de la protection de la biodiversité.

Vinciane Ntabala

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