Une augmentation des cas de diarrhée sévère accompagnée de déshydratation inquiète les responsables sanitaires dans l’aire de santé d’Ishovu, en zone de santé de Kalehe, au Sud-Kivu.
Selon Emmanuel Ngaboyeka, infirmier titulaire au centre de santé d’Ishovu, les cas sont enregistrés depuis plusieurs semaines et certains symptômes observés présentent des similitudes avec ceux du choléra. Toutefois, aucun cas de choléra n’a encore été officiellement confirmé dans cette aire de santé.
« Les signes qui sont là sont purement et simplement semblables aux signes du choléra », explique-t-il, précisant que la confirmation ou la déclaration officielle d’une éventuelle épidémie relève de la hiérarchie sanitaire.
D’après les données communiquées par le responsable sanitaire, les cas de diarrhée sont signalés depuis la semaine épidémiologique 28. Entre les semaines 30 et 33, l’aire de santé enregistrait en moyenne 16 à 17 cas par semaine.
Le manque d’eau potable parmi les principales préoccupations
Pour Emmanuel Ngaboyeka, l’accès insuffisant à l’eau potable constitue l’un des principaux facteurs susceptibles de favoriser la propagation des maladies hydriques dans la communauté.
L’aire de santé d’Ishovu compte environ 9.738 habitants, dont une partie s’approvisionne auprès de sources d’eau dont la qualité sanitaire n’est pas toujours garantie.
La situation est également aggravée par l’insuffisance de latrines dans certains ménages. La défécation à l’air libre et l’état dégradé de certaines installations sanitaires peuvent contribuer à la contamination de l’environnement.
Des solutions axées sur l’eau et l’assainissement
Face à cette situation, les responsables sanitaires, les relais communautaires et les cadres locaux réfléchissent aux mesures à prendre pour limiter la progression des maladies diarrhéiques.
La construction et la réhabilitation des sources d’eau potable figurent parmi les principales recommandations. Le responsable du centre de santé cite notamment l’expérience d’un forage réalisé avec l’appui de Tearfund, qui avait contribué, selon lui, à réduire les maladies diarrhéiques dans la communauté.
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Les acteurs locaux recommandent également un renforcement du suivi des ménages dépourvus de latrines ou disposant d’installations sanitaires dégradées.
Ils sollicitent enfin l’appui des autorités administratives et sanitaires ainsi que des partenaires humanitaires afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement et de prévenir une éventuelle aggravation de la situation sanitaire.

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