La Zone de santé de Kamituga, dans la province du Sud-Kivu, fait face à une recrudescence des cas de choléra. Depuis le début de cette flambée épidémique, 25 cas confirmés, dont deux décès, ont été enregistrés, selon le médecin-chef de zone (MCZ), Dr Léandre Mutimbwa Mambo.
Contacté par La Prunelle RDC, le responsable sanitaire indique que 17 cas ont été recensés dans l’aire de santé de Sideme, au quartier Kele, tandis que 8 autres cas proviennent de l’aire de santé de Mboza, située à la limite de la Zone de santé de Mulungu, dans le territoire de Shabunda. Parmi ces derniers, six sont des cas importés de Lubila, une localité relevant de la Zone de santé de Mulungu.
Face à cette situation, les autorités sanitaires affirment avoir intensifié les interventions afin de limiter la propagation de la maladie.
« Nous avons déjà enregistré deux décès liés au choléra, mais toutes les équipes sont en pied de guerre pour assurer une riposte rapide et contenir cette flambée épidémique », a déclaré le Dr Léandre Mutimbwa Mambo.
Selon le médecin-chef de zone, la riposte est coordonnée par le Bureau central de la Zone de santé (BCZS) de Kamituga et repose sur une stratégie multisectorielle articulée autour de cinq axes prioritaires : la prise en charge gratuite des patients, l’amélioration de l’accès à l’eau potable, la sensibilisation communautaire, la vaccination et le renforcement de la surveillance épidémiologique.
« Notre riposte est basée sur cinq piliers : la prise en charge gratuite des patients, l’accès à l’eau potable, la sensibilisation de la population, la vaccination et une surveillance renforcée afin d’interrompre la chaîne de transmission », a expliqué le MCZ.
Le Dr. Léandre Mutimbwa Mambo précise que la majorité des cas enregistrés dans le quartier Kele seraient liés à des problèmes d’hygiène et d’assainissement.
Dans le cadre de la riposte, les équipes sanitaires ont déjà procédé à la chloration des sources d’eau, à la désinfection des ménages affectés ainsi qu’à des campagnes de sensibilisation sur les mesures de prévention destinées à freiner la propagation de l’épidémie.
Malgré ces efforts, les responsables sanitaires reconnaissent que la lutte contre le choléra reste confrontée à plusieurs difficultés, notamment un déficit en intrants médicaux, en médicaments et en autres produits essentiels, indispensables à la prise en charge des patients et à la poursuite des opérations sur le terrain.
Les autorités sanitaires appellent enfin la population à respecter scrupuleusement les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, la consommation d’eau traitée ou bouillie et la consultation immédiate d’un centre de santé en cas de diarrhée aiguë ou de vomissements.
