Kamituga : la Nouvelle Société Civile Congolaise dénonce une « pléthore » de médecins à l’Hôpital général de référence

Kamituga : le personnel médical dénonce la spoliation du logement du médecin Directeur de l’Hôpital Général de référence
Zone de Santé de Kamituga

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), coordination urbano-territoriale de Mwenga et Kamituga, s’inquiète des affectations répétées de médecins à l’Hôpital général de référence de Kamituga, dans la province du Sud-Kivu. Elle estime que cette situation dépasse les capacités financières et logistiques de l’établissement.

Dans une interview accordée à La Prunelle RDC ce dimanche 5 juillet 2026, le président urbano-territorial de la NSCC, Fernandez Bulunda, accuse le ministre provincial de la Santé de procéder à des affectations sans tenir compte des réalités de l’hôpital.

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« Nous avions auparavant huit médecins. Aujourd’hui, après plusieurs affectations décidées par le ministre provincial de la Santé, l’hôpital en compte désormais dix-huit. C’est une véritable pléthore qui dépasse largement les capacités financières de cette structure sanitaire », affirme-t-il.

Selon la NSCC, cette augmentation des effectifs médicaux contribuerait à accroître les charges de fonctionnement de l’hôpital et, par ricochet, le coût des soins supporté par les patients. Fernandez Bulunda soutient également que plusieurs médecins récemment affectés ne figureraient pas encore au tableau de l’Ordre des médecins, ce qui les rendrait dépendants des recettes générées par l’établissement.

Il estime que cette situation favoriserait aussi une multiplication des prescriptions médicales, avec pour conséquence une hausse des dépenses engagées par les malades.

Au-delà de cette question, la structure citoyenne attire l’attention sur les difficultés d’approvisionnement en médicaments. Elle explique que l’insécurité persistante dans plusieurs zones de la province ainsi que le mauvais état de la Route nationale n°2 compliquent l’acheminement des produits pharmaceutiques et découragent plusieurs partenaires techniques et financiers.

« L’hôpital éprouve déjà d’énormes difficultés pour obtenir des partenaires et des subventions. Dans ce contexte, continuer à y affecter de nouveaux médecins ne fait qu’aggraver la situation financière et alourdir les charges supportées par les malades », poursuit Fernandez Bulunda.

La Nouvelle Société Civile Congolaise demande ainsi au ministre provincial de la Santé de revoir ces affectations et de réorienter une partie des médecins vers d’autres structures sanitaires confrontées à un déficit de personnel.

Fernandez Bulunda affirme avoir déjà échangé avec le ministre provincial, qui lui aurait promis de mettre fin à ces affectations. Toutefois, il regrette qu’aucune mesure concrète n’ait été prise à ce jour.

La structure citoyenne prévient que si cette revendication n’aboutit pas, elle envisage d’organiser des actions citoyennes pour obtenir la réaffectation des médecins concernés.

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Selon la NSCC, le maintien de cette situation pourrait entraîner une hausse continue des frais de prise en charge, une perte de confiance de la population envers l’hôpital public, un accès encore plus difficile aux soins pour les ménages les plus modestes ainsi qu’une détérioration du climat entre les usagers, le personnel soignant et les autorités sanitaires.  Au moment de la publication de cet article, la réaction du ministre provincial de la Santé n’avait pas encore été obtenue

Mukamba Mulebelwa Big-Merci

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