Bukavu : le Club RFI sensibilise les jeunes à la lutte contre la désinformation environnementale

le Club RFI sensibilise les jeunes à la lutte contre la désinformation environnementale

Le Club RFI Bukavu a organisé, vendredi 12 juin 2026, un atelier de sensibilisation multi-acteurs sur l’éducation aux médias et à l’information (EMI), les enjeux de la désinformation dans le secteur de l’environnement ainsi que la promotion de la cohabitation pacifique. La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence de l’hôtel Exodus, à Bukavu, dans le cadre du projet « Désinfox Jeunesse, Mégaphone de la nature ».

Cette initiative s’inscrit dans un programme déployé dans huit villes de la République démocratique du Congo, notamment Bukavu, Goma, Lusenda, Beni, Butembo, Kisangani et Kinshasa. Elle vise à renforcer les capacités des jeunes, des activistes écologiques et des acteurs communautaires afin qu’ils deviennent des relais de la lutte contre la désinformation environnementale.

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L’objectif principal de cet atelier était de contribuer à la lutte contre les fausses informations liées aux questions environnementales en renforçant un réseau national d’acteurs engagés dans la promotion d’une information fiable sur les enjeux écologiques en RDC.

Représentant la cheffe de projet et coordinatrice du Club RFI Bukavu, Chérubin Ntala, président du département de l’éloquence du club, a expliqué que le programme Désinfox répond à la nécessité de combattre la désinformation sous toutes ses formes dans le pays.

Selon lui, au Sud-Kivu, le choix s’est porté sur les questions environnementales, un domaine souvent négligé mais fortement affecté par la circulation d’informations erronées.

Il a notamment évoqué les conséquences de certains discours trompeurs sur les efforts de conservation autour du Parc national de Kahuzi-Biega.

« Cette phase vise à créer un mouvement national structuré autour d’une communauté engagée et connectée à travers la plateforme B Verte, qui servira d’espace d’échange, d’éveil citoyen et d’alerte contre la désinformation environnementale. Notre objectif est de contribuer à la lutte contre la désinformation environnementale en renforçant un réseau national des jeunes, des activistes écologiques et des acteurs communautaires engagés dans la promotion d’une information fiable sur les questions environnementales en République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.

Au cours de cette session de sensibilisation, plusieurs thématiques ont été développées par le facilitateur du jour, Thaïs Bagula, directeur de la Radio Maendeleo. Les échanges ont notamment porté sur les notions générales de désinformation, l’éducation aux médias et à l’information ainsi que les spécificités de la désinformation environnementale.

L’orateur a mis en garde contre la prolifération des fausses informations sur les réseaux sociaux, souvent relayées sans vérification préalable ni respect des règles professionnelles du journalisme.

Pour lui, cette pratique constitue une menace pour la société et appelle chaque citoyen à faire preuve d’esprit critique avant de partager un contenu.

Il a également attiré l’attention des participants sur les conséquences de l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles, particulièrement la coupe de bois destinée à la production de makala et de planches, qui contribue à la dégradation des écosystèmes et accentue les dérèglements climatiques.

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« Les jeunes qui ont eu la chance de participer à cette formation ont bel et bien compris qu’ils ont un grand rôle à jouer : celui de vérifier les sources de l’information avant de la partager, de la diffuser ou de l’envoyer à d’autres personnes. C’est un devoir qui revient non seulement aux jeunes, mais également à tous les utilisateurs des réseaux sociaux, car c’est à travers ces plateformes que se propagent de nombreuses fake news », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter :

« Les fausses informations environnementales ont des conséquences sur la communauté. Aujourd’hui, le Parc national de Kahuzi-Biega est menacé par des personnes qui coupent les arbres. Certes, cette activité représente une source d’énergie pour certaines familles qui n’ont pas accès à l’électricité, mais nous devons comprendre qu’en détruisant la forêt, nous sommes en train de détruire la nature et d’hypothéquer notre avenir. »

À travers cette activité, le Club RFI Bukavu entend promouvoir une citoyenneté numérique responsable et encourager les communautés à devenir des acteurs de la préservation de l’environnement. Les organisateurs espèrent ainsi voir émerger une génération de jeunes capables de détecter, déconstruire et contrer les fausses informations, tout en contribuant à la protection des ressources naturelles et au renforcement de la cohésion sociale.

Vinciane Ntabala

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