La coordination territoriale de la Société civile Forces Vives de Masisi tire la sonnette d’alarme face à la destruction massive de bananeraies et à l’abattage d’arbres signalés sur plusieurs axes du territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Dans une déclaration publiée le 1er septembre 2026, cette structure citoyenne appelle à une intervention urgente afin de protéger les moyens de subsistance des populations et l’environnement.
Selon la Société Civile Forces Vives de Masisi, ces destructions sont observées notamment sur les axes Loashi-Bukombo-Nyabiondo, Loashi-Ngesha-Burora-Kaundja et Loashi-Lushebere-Hembe-Kahanga.
Lire aussi :Goma : l’AFC-M23 annonce trois mesures pour renforcer la protection de l’environnement
Plusieurs populations des entités de Miandja, Hembe et Kahanga seraient déjà affectées par cette situation. Dans ces zones, de nombreux ménages dépendent principalement de l’agriculture pour leur alimentation et leurs revenus.
Des moyens de subsistance menacés
La société civile déplore particulièrement que certaines populations soient contraintes de détruire leurs propres plantations de bananiers ainsi que différents arbres lors des travaux communautaires communément appelés « Salongo ».
Pour cette structure, une telle pratique risque d’aggraver davantage la vulnérabilité des ménages ruraux, dont la survie économique dépend largement des activités agricoles.
Les conséquences pourraient également dépasser les limites du territoire de Masisi. La ville de Goma, qui s’approvisionne notamment en bananes plantains et en bois provenant de cette partie du Nord-Kivu, pourrait également ressentir les effets d’une destruction massive des cultures et des ressources forestières.
Des conséquences humanitaires et environnementales redoutées
Dans sa déclaration, la Société civile Forces Vives de Masisi s’inquiète des conséquences humanitaires que pourrait entraîner la destruction des biens essentiels à la survie des populations civiles.
Elle évoque également d’importants risques environnementaux. L’abattage massif des arbres et la destruction des cultures pourraient contribuer à la dégradation de l’écosystème, à l’érosion des sols ainsi qu’à l’aggravation de certains phénomènes liés aux changements climatiques.
Lire aussi : Goma : Bertrand Bisimwa appelle les enfants à protéger les arbres lors du Salongo
La structure citoyenne estime que cette situation pourrait provoquer une crise alimentaire et économique dans les communautés concernées, avec des répercussions directes sur la capacité des familles à satisfaire leurs besoins essentiels et à assurer la scolarisation de leurs enfants.
Un appel à l’arrêt immédiat des destructions
Face à cette situation, la coordination territoriale de la Société civile Forces Vives de Masisi demande l’arrêt immédiat de ces pratiques et appelle les autorités compétentes à accorder une attention particulière aux populations affectées.
« Une hécatombe reste à craindre et à prévenir », alerte la structure, qui estime que la préservation des cultures et des moyens de subsistance des communautés constitue également une question fondamentale de protection des droits humains.
La Société civile Forces Vives de Masisi appelle ainsi à une intervention rapide afin de préserver les bananeraies, les arbres, les ressources naturelles et, surtout, les moyens de survie de milliers de familles dans les zones concernées.
