La pénurie d’eau potable qui frappe actuellement la cité de Minova, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, suscite une vive inquiétude parmi les habitants. Alors que plusieurs bornes-fontaines sont hors service, de nombreux ménages peinent à s’approvisionner en eau, une situation qui fait craindre une recrudescence des maladies d’origine hydrique, notamment le choléra, déjà présent dans la zone.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, l’accès à l’eau potable est devenu particulièrement difficile dans plusieurs avenues de la cité. Les habitants sont confrontés à une insuffisance d’approvisionnement, tandis que l’utilisation de l’eau du lac Kivu est fortement déconseillée en raison des risques sanitaires qu’elle représente.
Face à cette situation, le gestionnaire de l’eau à Minova, Didier Misuka, a réagi ce lundi 3 août en annonçant la mobilisation des services techniques afin d’identifier l’origine de cette pénurie et d’y apporter une solution dans les meilleurs délais.
« Tous les mécanismes seront mis en place pour que la population soit desservie en eau. Je vais d’abord effectuer une descente sur le terrain afin d’identifier les causes de cette insuffisance. Des mesures appropriées seront prises pour que l’eau soit de nouveau disponible en quantité suffisante », a déclaré Didier Misuka.
En attendant le rétablissement normal de la desserte en eau, le responsable appelle la population au calme et invite les propriétaires des bornes-fontaines privées à mettre gratuitement de l’eau à la disposition des habitants durant cette période de crise.
Il met également en garde les exploitants qui profiteraient de la situation pour exiger une contrepartie financière aux usagers.
« Celui qui sera surpris en train de réclamer de l’argent ou toute autre contrepartie à un usager verra sa borne-fontaine privée coupée. Pour un nouveau raccordement, il devra s’acquitter des amendes prévues par la loi régissant le secteur de l’eau », a-t-il averti.
Cette pénurie intervient dans un contexte sanitaire déjà préoccupant. Depuis plusieurs mois, la zone de santé de Minova enregistre une recrudescence des cas de choléra et d’autres maladies d’origine hydrique. Les professionnels de santé redoutent qu’un accès limité à l’eau potable ne compromette davantage les efforts de prévention et de lutte contre ces épidémies.
Les habitants espèrent désormais un rétablissement rapide de l’approvisionnement afin de limiter les risques sanitaires et de garantir l’accès à une eau potable de qualité pour l’ensemble de la population.
