Des centaines de personnes se retrouvent sans abri à la suite de violentes intempéries survenues le samedi 1er août 2026 à Vitshumbi, une enclave de pêche située sur la rive sud-ouest du lac Édouard, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Les fortes pluies accompagnées de vents violents ont causé d’importants dégâts matériels, affectant des habitations, des écoles et des lieux de culte.
Selon des sources locales, plusieurs maisons ont été partiellement ou totalement endommagées après le passage des intempéries. Les vents ont arraché de nombreuses toitures tandis que certains murs se sont effondrés, laissant plusieurs familles sans logement.
« Plusieurs maisons ont perdu leurs toitures et certains murs se sont écroulés. Des familles se retrouvent actuellement sans abri », a confié une source locale sous couvert d’anonymat.
À la suite de cette catastrophe, de nombreux sinistrés passent leurs nuits à la belle étoile, faute d’abris. D’autres tentent de réparer leurs habitations avec les moyens disponibles, en attendant une éventuelle assistance.
Les dégâts ne se limitent pas aux habitations. Des établissements scolaires et des églises ont également subi d’importantes destructions, compromettant la reprise normale des activités dans cette localité.
Cette catastrophe intervient dans un contexte déjà marqué par de nombreuses difficultés. Les habitants de Vitshumbi font face depuis plusieurs années à une baisse de la production halieutique sur le lac Édouard ainsi qu’à une situation sécuritaire instable. Des acteurs locaux estiment également que la pêche illégale contribue à fragiliser davantage les moyens de subsistance des communautés.
Face à cette situation, les sinistrés lancent un appel aux autorités, aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin d’obtenir une assistance d’urgence. Ils sollicitent notamment des matériaux de construction, des bâches, des vivres et d’autres biens essentiels pour les ménages les plus affectés.
Les responsables des établissements scolaires touchés regrettent également l’absence de réhabilitation durable des infrastructures régulièrement endommagées par les intempéries. Selon l’un d’eux, aucune intervention significative n’a jusqu’à présent permis de renforcer la résistance des bâtiments.
Par ailleurs, des militants environnementaux plaident pour des mesures de prévention à long terme. Ils recommandent notamment le reboisement, la restauration de la couverture végétale et la protection des écosystèmes afin de réduire les effets des phénomènes climatiques extrêmes et de renforcer la résilience des communautés riveraines du lac Édouard.
