Minova : 45 cas de malnutrition recensés en juillet dans l’aire de santé de Kishinji, les jardins potagers identifiés comme une solution durable

Kwashiorkor au Soudan du Sud
Un enfant et sa mère après un test de malnutrition au Sud-Soudan. Ph. UNICEF

Quarante-cinq cas de malnutrition ont été enregistrés au cours du mois de juillet 2026 dans l’aire de santé de Kishinji, située dans la zone de santé de Minova, en territoire de Kalehe au Sud-Kivu. Face à cette situation, les responsables communautaires appellent à relancer les jardins potagers et à renforcer la sensibilisation des ménages afin de prévenir la malnutrition, particulièrement chez les enfants.

L’information a été communiquée par Kalembeko Odo, président du Comité de développement de l’aire de santé PRECODESA, lors d’un entretien accordé à notre rédaction.

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Selon lui, la recrudescence des cas de malnutrition est principalement liée à l’abandon progressif des activités agricoles familiales, notamment des jardins potagers, par de nombreux ménages.

« Les habitants ne valorisent plus les jardins potagers. Beaucoup attendent de recevoir une assistance au lieu de cultiver leurs champs. Cette dépendance constitue aujourd’hui l’une des principales causes de la malnutrition chez les enfants », a-t-il expliqué.

Pour le responsable communautaire, la production locale de légumes et d’autres aliments nutritifs constitue l’un des moyens les plus efficaces pour améliorer l’alimentation des ménages et prévenir les cas de malnutrition.

Le Comité de développement de l’aire de santé estime ainsi qu’il est urgent de renforcer les campagnes de sensibilisation afin d’encourager les familles à reprendre les activités agricoles et à adopter de bonnes pratiques nutritionnelles.

Selon Kalembeko Odo, les ménages qui continuent d’exploiter leurs jardins enregistrent généralement moins de cas de malnutrition chez leurs enfants.

Par ailleurs, le président de PRECODESA appelle le Bureau central de la zone de santé de Minova à intensifier son plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers afin d’obtenir un appui pour la prise en charge des enfants déjà touchés par la malnutrition.

« Pour le moment, nous sollicitons le Bureau central de la zone de santé de Minova afin qu’il nous aide à trouver un partenaire capable de soutenir la prise en charge des enfants malnutris et de contribuer à réduire ce phénomène », a-t-il ajouté.

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Malgré les 45 cas recensés au cours du mois de juillet, les responsables communautaires poursuivent leurs activités de sensibilisation dans les villages de l’aire de santé de Kishinji.

Ils restent convaincus que la relance des jardins potagers, le retour aux activités agricoles et la promotion d’une alimentation équilibrée constituent des solutions durables pour lutter contre la malnutrition dans cette partie de la zone de santé de Minova.

Jackson Maliyabwana

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