Les conséquences humanitaires de la persistance des conflits armés continuent de s’aggraver en territoire de Walungu. Privées de leurs moyens de subsistance après avoir fui les violences, de nombreuses familles déplacées et leurs communautés d’accueil font face à une grave insécurité alimentaire, entraînant une hausse inquiétante des cas de malnutrition chez les enfants.
Depuis le début de l’escalade des affrontements dans plusieurs villages de Walungu, des milliers de personnes ont trouvé refuge dans des localités jugées relativement plus sûres. Cependant, les conditions de vie dans ces sites et familles d’accueil restent précaires, marquées par un accès limité à la nourriture, à l’eau potable et aux biens de première nécessité.
Sur le terrain, plusieurs enfants présentent des signes visibles de malnutrition, tandis que leur prise en charge nutritionnelle demeure insuffisante. Les structures sanitaires locales, confrontées à un afflux de déplacés et à des ressources limitées, peinent à répondre aux besoins croissants des populations affectées.
Des déplacés interrogés par Habari za Mahali indiquent que les réserves alimentaires sont épuisées et que de nombreuses familles passent plusieurs jours sans repas équilibré. Ils craignent que la situation ne s’aggrave davantage si aucune assistance humanitaire n’est apportée dans les meilleurs délais.
« Nous manquons de nourriture pour nourrir nos enfants. Beaucoup d’entre eux tombent malades à cause de la faim. Nous demandons aux organisations humanitaires de nous venir en aide avec des vivres, des médicaments et d’autres biens essentiels », témoigne un parent déplacé.
Les familles d’accueil, qui partagent leurs maigres ressources avec les déplacés, affirment également être dépassées par l’ampleur des besoins. Elles lancent un appel aux autorités et aux partenaires humanitaires afin qu’une assistance d’urgence soit déployée pour prévenir une aggravation de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire.
Les acteurs communautaires estiment qu’une réponse humanitaire intégrée, comprenant une assistance alimentaire, des programmes de prise en charge nutritionnelle pour les enfants, un soutien aux moyens de subsistance et un accès renforcé aux services de santé, est indispensable pour soulager les populations affectées.
Cet article est produit dans le cadre du projet Habari za Mahali, mis en œuvre par le consortium RATECO-REMEL avec l’appui de Media4Dialogue de La Benevolencija.
