Quatre exploitants miniers artisanaux ont perdu la vie dans un éboulement survenu samedi 18 juillet 2026 dans un puits d’exploitation d’or situé à Kalingi, en chefferie des Wamuzimu, dans le territoire de Mwenga (Sud-Kivu). Le drame s’est produit aux environs de 17 heures, selon un bilan provisoire communiqué par les autorités coutumières.
Dans un message officiel de condoléances, la Chefferie des Wamuzimu a exprimé sa profonde tristesse à la suite de cette nouvelle tragédie qui endeuille la communauté locale.
Le Mwami Longangi IV Byemba Kampangalasa Christian a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à l’ensemble de la population de Kalingi.
« C’est avec une profonde tristesse que la Chefferie des Wamuzimu a appris la mauvaise nouvelle de l’éboulement survenu ce samedi 18 juillet 2026 avec un bilan provisoire de quatre morts dans un puits d’exploitation artisanale d’or situé à Kalingi », indique le message officiel.
La chefferie a également exprimé sa solidarité envers toutes les personnes affectées par ce drame et encouragé les équipes mobilisées dans les opérations de recherche et de secours.
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« La Chefferie des Wamuzimu exprime sa profonde compassion envers toutes les personnes affectées par ce drame et souhaite beaucoup de courage aux équipes mobilisées dans les opérations de recherche et de secours », poursuit le communiqué.
Au moment de la publication de cet article, les circonstances exactes de l’effondrement n’étaient pas encore connues. Les recherches se poursuivaient sur le site et le bilan restait provisoire.
Une succession de drames dans les mines artisanales
Ce nouvel accident s’inscrit dans une série d’éboulements meurtriers enregistrés ces derniers mois dans les sites miniers artisanaux du Sud-Kivu, où les conditions d’exploitation demeurent particulièrement précaires.
Le 31 mars 2026, un éboulement au chantier minier de Bizaza, dans la chefferie des Wamuzimu, avait coûté la vie à un creuseur et fait deux blessés graves. Quelques semaines plus tard, le 14 juin 2026, un autre effondrement au site aurifère de Nzogu, à Kaboge, avait fait un mort et un blessé grave.
Le phénomène touche également d’autres territoires de la province. Le 20 janvier 2026, trois creuseurs artisanaux avaient péri dans un éboulement au carré minier de Mucelemucele, à Kaniola, dans le territoire de Walungu. Un mois plus tard, le 17 février 2026, trois autres jeunes exploitants avaient trouvé la mort dans un accident similaire au site minier de Kisasa, en territoire de Shabunda.
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Ces drames rappellent également la catastrophe survenue le 20 juillet 2025 au site minier artisanal de Lomera, dans le territoire de Kabare, où un vaste éboulement avait causé la mort d’au moins douze personnes, tandis que plusieurs autres creuseurs avaient été portés disparus.
Des conditions d’exploitation toujours préoccupantes
La répétition de ces accidents remet une nouvelle fois en lumière les conditions de travail particulièrement dangereuses qui caractérisent l’exploitation minière artisanale dans plusieurs territoires du Sud-Kivu.
Les acteurs locaux dénoncent régulièrement le manque d’encadrement technique, l’absence d’étayage des puits, l’insuffisance des équipements de protection et le faible respect des normes de sécurité. À cela s’ajoutent des difficultés récurrentes lors des opérations de secours, souvent ralenties par le manque de moyens spécialisés et l’enclavement de plusieurs sites miniers.
Face à cette succession de tragédies, des organisations de la société civile, des autorités locales et des acteurs du secteur minier continuent d’appeler à un renforcement des mécanismes de prévention, à une meilleure régulation de l’exploitation artisanale ainsi qu’à des investissements dans la sécurisation des sites afin de réduire les pertes en vies humaines.




