Bukavu : près de 200 étudiants et chercheurs de l’UCB sensibilisés à la prévention d’Ebola et à la lutte contre les fausses informations

étudiants et chercheurs de l'UCB
étudiants et chercheurs de l'UCB

Près de 200 étudiants, enseignants et chercheurs ont participé, vendredi 23 octobre 2026, à Bukavu, à une conférence scientifique consacrée à la prévention de la maladie à virus Ebola (MVE), à l’engagement communautaire et à la lutte contre les fausses informations. Organisée par l’Observatoire des Droits Humains (ODH), en collaboration avec l’Université Catholique de Bukavu (UCB) et avec l’appui de l’UNICEF, cette rencontre a notamment mis l’accent sur le rôle des universités et des jeunes dans la sensibilisation des communautés.

Placée sous le thème « Engagement communautaire, prévention de la Maladie à Virus Ebola et gestion des infodémies : renforcer le rôle des universités dans la préparation et la réponse aux urgences sanitaires », la conférence visait à améliorer les connaissances des participants sur les modes de transmission du virus, les mesures de prévention et la gestion des rumeurs en période d’épidémie.

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Les présentations scientifiques ont porté sur les manifestations de la maladie, ses modes de transmission et les mesures préventives recommandées par les autorités sanitaires. Les échanges ont également souligné les risques liés aux fausses informations, susceptibles d’affaiblir la confiance entre les communautés et les acteurs de santé.

Pour les organisateurs, les universités constituent des espaces stratégiques de mobilisation et de diffusion d’informations fiables. Les étudiants peuvent ainsi contribuer à déconstruire les rumeurs et à sensibiliser leurs familles ainsi que leurs communautés.

Arsène Aksanti Bwima, étudiant en Bac 0 Polytechnique à l’UCB, affirme avoir acquis de nouvelles connaissances sur Ebola et les gestes d’hygiène à adopter. Il insiste notamment sur l’importance de lutter contre les croyances erronées entourant la maladie.

« Nous avons appris beaucoup de nouvelles choses, notamment comment la maladie se transmet et l’importance de nous laver les mains. En tant qu’étudiant, je vais commencer par montrer l’exemple en me lavant les mains, non pas par obligation, mais par amour, et inciter les autres à le faire. Je vais aussi expliquer dans ma famille et ma communauté qu’Ebola n’est pas une rumeur ni de la sorcellerie, c’est une réalité », témoigne-t-il.

De son côté, Kahindo Bahati Viviane, étudiante en master de médecine à l’UCB, estime que cette activité a permis aux participants de mieux comprendre les manifestations de la maladie, ses modes de transmission et les comportements à adopter en cas de suspicion d’infection.

« Cette conférence a sa place dans les milieux estudiantins. Les étudiants vont aider à la vulgarisation de l’information vérifiée, à arrêter les mauvaises informations et à encourager la prévention pour rester en bonne santé », explique-t-elle.

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Elle plaide ainsi pour la multiplication de telles initiatives dans les milieux universitaires, afin de renforcer la capacité des jeunes à diffuser des informations vérifiées et à promouvoir les comportements préventifs.

À travers cette conférence, l’ODH et ses partenaires rappellent que la lutte contre la maladie à virus Ebola ne repose pas uniquement sur les professionnels de santé. Elle nécessite également l’implication des universités, des organisations communautaires et des jeunes.

La diffusion d’informations fiables, l’écoute des préoccupations de la population et l’orientation vers des sources crédibles constituent des leviers essentiels pour renforcer la confiance et favoriser l’adoption des mesures de prévention.

D’autres initiatives similaires sont prévues dans des universités partenaires afin de consolider l’engagement des jeunes dans la préparation et la réponse aux urgences sanitaires.

Vinciane Ntabala

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