Sud-Kivu : l’aide humanitaire soulage les déplacés, mais l’urgence persiste

femmes déplacées privées de kits hygiénique

A l’occasion de la Journée internationale des soins et de l’assistance, célébrée le 29 octobre, des personnes déplacées et retournées de Kamanyola saluent le soutien des organisations humanitaires qui contribuent à répondre à leurs besoins essentiels. Toutefois, dans cette zone affectée par les conséquences des conflits armés, l’accès à la nourriture et aux soins de santé demeurent une préoccupation majeure. 

Pour de nombreuses familles déplacées et retournées de Kamanyola, l’aide humanitaire constitue un soutien important face aux difficultés quotidiennes. Interrogés par le bulletin humanitaire Habari za Mahali, certains bénéficiaires expriment leur reconnaissance envers les organisations qui leur ont apporté une assistance alimentaire et médicale.

Parmi les partenaires cités figurent le Programme alimentaire mondial (PAM), engagé dans l’assistance alimentaire, et Médecins du Monde (MdM), qui a assuré gratuitement des soins de santé à la population pendant trois mois, selon les informations recueillies auprès des bénéficiaires.

Ces interventions ont contribué à soulager, dans une certaine mesure, les souffrances des ménages, notamment ceux qui peinent à subvenir aux besoins de leurs enfants.

Lire aussi : Journée mondiale de l’AVC : comprendre les principales causes de cette maladie

Malgré cette contribution, les difficultés restent nombreuses. Les personnes déplacées et retournées continuent de faire face à des besoins importants en nourriture, en soins de santé et en services essentiels. Elles appellent ainsi les partenaires humanitaires à poursuivre leur accompagnement.

Au-delà de l’assistance immédiate, la situation soulève la question de l’accès durable aux services de santé dans les zones touchées par les conflits armés.

Mme Marie Migani, directrice du Centre d’appui à la promotion de la santé (CAPSA ASBL), estime que la réponse aux besoins des populations affectées doit associer l’aide d’urgence, les actions communautaires et des mesures politiques adaptées.

Elle insiste notamment sur la disponibilité des kits de traumatologie d’urgence ainsi que sur l’accès gratuit aux soins de santé maternelle et infantile. Selon elle, la pauvreté aggravée par la guerre ne devrait pas empêcher les familles d’accéder aux services médicaux dont elles ont besoin.

La responsable de CAPSA souligne également l’importance du respect strict du droit international humanitaire (DIH). Les hôpitaux, les ambulances, les patients et le personnel soignant doivent être protégés afin de garantir la continuité des soins, particulièrement dans les zones affectées par les violences armées.

Lire aussi :Kamanyola : l’UNICEF équipe les déplacés en kits WASH

La reconnaissance exprimée par les bénéficiaires envers les organisations humanitaires coexiste avec la persistance de besoins considérables. L’assistance alimentaire et médicale reste déterminante pour les ménages qui ont perdu leurs moyens de subsistance ou qui peinent à accéder aux services de base.

A l’occasion de cette journée, le renforcement de l’aide et la protection de l’accès aux soins apparaissent comme des enjeux essentiels pour préserver la dignité des personnes déplacées, retournées et des autres communautés vulnérables.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *