La Nouvelle Dynamique de la Société civile congolaise (NDSCI), noyau de Mudusa, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu, dénonce les coûts jugés excessifs des soins dans certaines structures sanitaires privées de cette entité. L’organisation alerte également sur des établissements qui exerceraient sans enregistrement auprès de la Zone de santé de Nyantende.
Dans une alerte signée par son président, Elvis Cirimwami, la NDSCI rapporte plusieurs pratiques préoccupantes, notamment l’exigence de cautions financières avant la prise en charge des malades et le refus de soins à des patients incapables de payer les sommes réclamées.
L’organisation déplore aussi la multiplication de structures sanitaires privées qui, selon elle, fonctionneraient sans être enregistrées auprès des services sanitaires compétents.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités sanitaires à intervenir urgemment. Elle recommande notamment le recensement et l’enregistrement de toutes les structures sanitaires privées, le contrôle de leurs infrastructures ainsi que le respect d’une tarification adaptée aux prestations fournies.
« Nul ne peut vouloir tomber malade », rappelle Elvis Cirimwami, évoquant les difficultés financières auxquelles les familles peuvent être confrontées pour accéder aux soins de santé.
De son côté, un responsable d’une structure sanitaire privée met en garde contre toute généralisation des accusations à l’ensemble des établissements. Il reconnaît néanmoins que certaines structures appliquent des tarifs excessifs. Il affirme que son établissement a déjà revu ses prix à la baisse pour tenir compte de la situation économique difficile de la population.
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Cette alerte relance la question de l’accessibilité financière aux soins de santé dans le groupement de Mudusa. Les habitants attendent des mesures concrètes des autorités sanitaires pour garantir une prise en charge accessible et prévenir les pratiques dénoncées.
