L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de progresser dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon le dernier rapport publié le 9 juin 2026 par l’Institut National de Santé Publique (INSP), 598 cas confirmés et 115 décès ont été enregistrés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu depuis le début de l’épidémie.
Les autorités sanitaires indiquent que 297 patients sont actuellement hospitalisés ou placés en isolement dans les structures de prise en charge. Le nombre total de personnes guéries s’élève désormais à 22 après la guérison de trois nouveaux patients dans la zone de santé de Rwampara, en province de l’Ituri.
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D’après ce rapport, 25 zones de santé sur les 104 que compte le pays sont touchées par l’épidémie. L’Ituri demeure l’épicentre de la maladie avec 17 zones de santé affectées, notamment Aru, Bunia, Komanda, Mambasa, Mongbwalu, Nyankunde et Rwampara. Au Nord-Kivu, sept zones de santé sont concernées : Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo et Oicha. Le Sud-Kivu compte pour sa part une zone de santé affectée.
Les données épidémiologiques révèlent un taux de létalité global de 19,2 %, tandis que le taux de suivi des contacts est actuellement de 56,3 %. Ces indicateurs montrent que la surveillance des personnes exposées au virus reste un défi important pour les équipes de riposte engagées sur le terrain.
Malgré la hausse du nombre de cas, les autorités sanitaires notent qu’aucune nouvelle zone de santé n’a été affectée au cours de la journée du 8 juin, une situation qui pourrait témoigner d’un ralentissement de l’expansion géographique de l’épidémie.
Dans les zones touchées, les activités de surveillance, de prise en charge médicale, de sensibilisation communautaire et de prévention se poursuivent. Les équipes de santé continuent également de renforcer le suivi des contacts et les mesures de contrôle de l’infection dans les structures sanitaires.
L’INSP rappelle que la maladie à virus Ebola peut être soignée lorsque le diagnostic est posé rapidement et que la prise en charge intervient dès les premiers symptômes.
« Toute personne présentant une fièvre, des vomissements, une diarrhée ou une faiblesse intense doit immédiatement se rendre dans une structure sanitaire afin de bénéficier d’une prise en charge appropriée », recommandent les autorités sanitaires.
Les responsables de la riposte insistent également sur l’importance de l’isolement précoce des personnes infectées afin de protéger les familles, les voisins et le personnel soignant contre d’éventuelles contaminations.
Parmi les mesures de prévention recommandées figurent le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution chlorée, particulièrement après les déplacements, les visites ou les activités dans les lieux publics.
Les autorités sanitaires rappellent en outre qu’il est strictement déconseillé de manipuler le corps d’une personne décédée sans l’intervention des équipes spécialisées. Tout décès suspect doit être signalé immédiatement afin de permettre un enterrement digne et sécurisé conformément aux protocoles sanitaires.
Face à certains incidents signalés dans des zones affectées, les autorités appellent également les communautés à éviter toute menace ou violence contre les personnels humanitaires et les équipes médicales engagées dans la lutte contre l’épidémie.
« Les équipes de santé sont présentes pour protéger les populations, accompagner les familles et mettre fin à la propagation du virus », souligne l’INSP.
Les autorités sanitaires invitent enfin toute personne présentant des symptômes suspects ou ayant été en contact avec un malade à appeler gratuitement le numéro d’urgence 151 pour obtenir une assistance rapide.
