Le gouvernement des États-Unis a annoncé avoir déjà mobilisé plus de 162 millions de dollars américains pour soutenir la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République démocratique du Congo, l’Ouganda et plusieurs pays de la région. Washington affirme poursuivre une réponse coordonnée avec les autorités congolaises, ougandaises et les partenaires internationaux afin de contenir la propagation du virus.
Dans un communiqué publié le 3 juin 2026, le Département d’État américain indique travailler en étroite collaboration avec les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), ainsi qu’avec les gouvernements de la RDC et de l’Ouganda, pour assurer une riposte rapide et globale face à l’épidémie.
Les autorités américaines précisent que leur priorité demeure la protection des citoyens américains et la prévention de toute propagation du virus sur le territoire des États-Unis. À cet effet, de nouvelles procédures volontaires ont été mises en place pour les ressortissants américains susceptibles d’avoir été exposés au virus Ebola ou souhaitant quitter la RDC, l’Ouganda ou le Soudan du Sud pendant cette période.
Les citoyens américains sont également encouragés à s’inscrire au programme Smart Traveler Enrollment Program (STEP) afin de recevoir des informations actualisées sur la situation sanitaire dans leur pays de résidence.
Sur le terrain, l’appui américain s’est notamment traduit par la mise en place de six structures spécialisées dans la prise en charge d’Ebola, comprenant cinq centres de transit et une unité de traitement dédiée. Ces structures permettent l’isolement et le traitement des cas suspects ou confirmés.
Le Département d’État indique également soutenir 43 centres de santé chargés du dépistage des cas, de la prévention de la transmission du virus ainsi que du transfert des patients vers des structures spécialisées.
Dans le domaine du diagnostic, l’organisation FHI 360, partenaire financé par les États-Unis, a renforcé les capacités des laboratoires congolais en formant du personnel spécialisé, en facilitant le transport des échantillons biologiques et en appuyant l’extension des capacités du Laboratoire national de santé dans cinq nouvelles zones sanitaires.
Selon Washington, cette décentralisation des services de laboratoire permettra d’accélérer le dépistage et de réduire considérablement le délai entre le prélèvement des échantillons et l’obtention des résultats.
Les États-Unis appuient également les activités de sensibilisation communautaire. En RDC, FHI 360 travaille avec des leaders communautaires, religieux et des organisations de jeunesse afin de renforcer la communication sur les risques liés à Ebola.
Des campagnes de sensibilisation sont diffusées en français et en swahili à travers des radios locales afin d’informer la population sur les mesures de prévention, de lutter contre la désinformation et de renforcer la confiance envers les centres de traitement et les équipes médicales.
Par ailleurs, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), également soutenue par les financements américains, poursuit les opérations de surveillance sanitaire et de dépistage aux points d’entrée et postes-frontières au Burundi, en RDC, au Rwanda, au Soudan du Sud et en Ouganda.
Dans le volet humanitaire, le Programme alimentaire mondial (PAM) bénéficie également du soutien financier américain pour fournir une assistance alimentaire aux personnes atteintes d’Ebola, aux cas suspects ainsi qu’aux professionnels de santé mobilisés dans la riposte.
Initialement concentrée à Goma, au Nord-Kivu, cette assistance a été étendue depuis le 31 mai aux territoires de Beni ainsi qu’à la ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.
Au-delà de la réponse sanitaire, Washington annonce avoir mobilisé 350 millions de dollars supplémentaires à travers les fonds humanitaires communs des Nations unies (OCHA) destinés à la RDC, au Soudan du Sud et à l’Ouganda. Cette enveloppe s’inscrit dans un financement humanitaire global de 1,8 milliard de dollars annoncé le 14 mai dernier par les États-Unis.
Le Département d’État américain réaffirme enfin son engagement à poursuivre son soutien aux pays affectés afin de contenir l’épidémie et limiter ses conséquences sanitaires et humanitaires dans la région des Grands Lacs.
