Haut-Katanga : des communautés interpellent TFM sur le processus de délocalisation des champs à Kafaya

crise agricole majeure au Sud-Kivu

L’Organisation non gouvernementale Action pour le Développement Intégral et Durable (ADID) a exprimé ses préoccupations concernant le processus de délocalisation des champs conduit par Tenke Fungurume Mining (TFM) aux environs de Kafaya, sur le LAC 795. À travers un communiqué de presse publié ce 4 août 2026, l’organisation relaie les inquiétudes formulées par plusieurs communautés affectées et appelle à un dialogue renforcé afin de garantir une compensation juste et équitable.

Selon l’ONG ADID, les préoccupations ont été recueillies à l’issue de consultations menées auprès des populations concernées. Plusieurs ménages disent s’interroger sur les modalités de recensement des cultures ainsi que sur les critères retenus pour l’évaluation des indemnisations.

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L’une des principales inquiétudes porte sur la période choisie pour effectuer le recensement des cultures. Les communautés expliquent que cette opération est intervenue après la période habituelle des récoltes. Dans les pratiques agricoles locales, les exploitants procèdent généralement aux récoltes entre les mois de mai et juin afin d’éviter les pertes provoquées par les feux de brousse et de préserver leurs productions.

Les personnes concernées estiment que cette situation risque de pénaliser les agriculteurs qui avaient déjà récolté leurs cultures avant le passage des équipes de recensement. Elles craignent que ces derniers ne bénéficient pas du même niveau de compensation que les exploitants dont les cultures étaient encore visibles, alors que tous affirment avoir investi de manière comparable dans la mise en valeur de leurs terres.

Au-delà des récoltes, plusieurs ménages estiment que les investissements réalisés sur leurs exploitations agricoles ne sont pas suffisamment pris en compte dans l’évaluation des compensations. Ils citent notamment les travaux de défrichage, l’entretien des parcelles, l’amélioration des sols, les plantations ainsi que les années consacrées à l’exploitation de ces terres.

Face à ces préoccupations, l’ONG ADID rappelle que tout processus de réinstallation ou de délocalisation devrait garantir une indemnisation juste et équitable, préserver les moyens de subsistance des populations affectées et être conduit dans un esprit de transparence, de participation et de dialogue.

L’organisation invite ainsi Tenke Fungurume Mining (TFM) à poursuivre un dialogue constructif avec les communautés concernées, à examiner les préoccupations exprimées et, si nécessaire, à mettre en place des mécanismes susceptibles de renforcer la confiance et l’équité du processus.

L’ONG appelle également les autorités compétentes à assurer un suivi attentif de cette opération afin de garantir le respect des droits des populations concernées et de prévenir tout différend susceptible de compromettre la cohésion sociale.

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Enfin, ADID réaffirme sa disponibilité à accompagner toute initiative favorisant un dialogue ouvert, transparent et respectueux entre les communautés, l’entreprise minière et les pouvoirs publics, conformément à sa mission de promotion des droits humains, de la justice sociale et du développement durable.

Jean-Luc M.

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