L’organisation nationale Appui aux Femmes Démunies et Enfants Marginalisés (AFEDEM), en consortium avec ActionAid et HAA, a remis ce mardi 4 août 2026 un important lot de médicaments à la zone de santé d’Ibanda afin de renforcer la prise en charge des populations affectées par les récents incendies survenus dans les quartiers Cahi, notamment sur les avenues Kissimu et Camp Régis. Cette assistance s’inscrit dans le cadre d’un projet d’urgence financé par Start Network en faveur des ménages sinistrés.
La cérémonie de remise s’est déroulée en présence des responsables sanitaires de la zone de santé d’Ibanda et des partenaires du projet. Les médicaments seront distribués dans plusieurs aires de santé concernées, notamment Cahi, Cidasa, Kabuye et Maman Mwilu, afin de répondre aux besoins médicaux les plus urgents des populations touchées.
Selon Deogracias Pondu Maheshe, responsable du portefeuille des urgences au sein d’AFEDEM, cette intervention fait partie du paquet d’assistance sanitaire prévu dans le cadre du projet de réponse aux conséquences des incendies.
« Les statistiques dont nous disposons montrent que plus de 600 ménages ont été affectés par les incendies. Dès le lancement du projet, nous avons réalisé une évaluation afin d’identifier les personnes les plus vulnérables sur le plan sanitaire, notamment les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les enfants de moins de cinq ans. Au terme de cette enquête, environ 300 ménages répondaient à ces critères. En considérant une moyenne de six personnes par ménage, près de 1.800 personnes devraient bénéficier de cette assistance médicale », a-t-il expliqué.
Outre les médicaments, AFEDEM précise que le projet prévoit également un appui financier destiné au fonctionnement des structures sanitaires concernées ainsi qu’une enveloppe pour contribuer à la prise en charge des malades les plus vulnérables.
L’organisation appelle les responsables de la zone de santé d’Ibanda à assurer une gestion transparente et rigoureuse des médicaments afin que ceux-ci bénéficient effectivement aux populations sinistrées et ne fassent l’objet d’aucune commercialisation.
Recevant officiellement ce don, le médecin-chef de la zone de santé d’Ibanda, Dr. Joyeux Bwami, a salué l’engagement d’AFEDEM et de ses partenaires en faveur des victimes des incendies.
Il a rappelé que cette assistance intervient dans un contexte particulièrement difficile pour la zone de santé, confrontée depuis plus d’une année à une épidémie de choléra, après avoir fait face à celle de Mpox. Les aires de santé bénéficiaires figurent parmi les plus touchées par ces différentes urgences sanitaires.
Le Dr. Joyeux Bwami a également souligné que le récent incendie survenu dans l’aire de santé de Kabuye a aggravé les besoins des populations, rendant cet appui particulièrement opportun.
« Nous remercions sincèrement AFEDEM ainsi que son bailleur pour ce geste. J’invite toute mon équipe, notamment les responsables des ressources humaines, financières, matérielles ainsi que la pharmacienne de la zone, à assurer une gestion exemplaire de ces médicaments. Le plan de distribution devra être exécuté rapidement conformément au mémorandum signé avec nos partenaires afin que les infirmiers titulaires puissent commencer sans délai la prise en charge des malades. Il est important de rappeler que ces médicaments constituent un don. Ils ne doivent en aucun cas être vendus, mais distribués gratuitement aux bénéficiaires conformément aux engagements pris », a déclaré le médecin-chef de zone.
Il a par ailleurs assuré que la zone de santé mettra en place un mécanisme de suivi rapproché afin de garantir une utilisation appropriée des médicaments.
« Nous assurerons une supervision continue jusqu’à l’utilisation du dernier comprimé afin de nous assurer que cette assistance profite effectivement aux personnes qui en ont le plus besoin », a-t-il conclu.
À travers cette intervention, AFEDEM, ActionAid et HAA entendent contribuer au renforcement de la réponse sanitaire en faveur des ménages sinistrés tout en soutenant les structures de santé confrontées à une succession de crises humanitaires et épidémiques dans la ville de Bukavu.
