Plus de 80 000 personnes déplacées, retournées et issues des communautés d’accueil
ont bénéficié d’une assistance alimentaire et agricole du Comité international de la
Croix-Rouge (CICR) entre la mi-juillet et la fin juillet 2026 dans les provinces de
l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Une intervention menée dans un contexte
marqué par les conflits armés, les déplacements de populations, l’insécurité
alimentaire et l’épidémie d’Ebola.
Au total, plus de 80 000 personnes, soit plus de 13 300 familles, ont bénéficié de
cette assistance dans les trois provinces concernées. Parmi elles, 4 350 familles se
trouvent en Ituri, 3 724 au Nord-Kivu et 5 265 au Sud-Kivu.
L’assistance apportée par le CICR ne s’est pas limitée aux vivres. Les ménages
bénéficiaires ont également reçu des intrants agricoles destinés à leur permettre de
relancer leurs activités et de renforcer leurs moyens de subsistance.
Les distributions comprenaient notamment des semences de maïs, de haricots,
d’arachides et des boutures de manioc, ainsi que des semences maraîchères telles que
l’amarante, le chou et l’aubergine. Des outils aratoires ont également été remis aux
bénéficiaires.
A ces appuis agricoles se sont ajoutés des biens essentiels pour les ménages,
notamment des couvertures et des ustensiles de cuisine.
Répondre à l’urgence tout en préparant la relance
Pour le CICR, cette assistance poursuit un double objectif : répondre aux besoins
immédiats des familles vulnérables tout en leur permettant de retrouver
progressivement leurs moyens de subsistance.
Dans plusieurs zones, les conflits armés ont provoqué des déplacements répétés de
populations. De nombreuses familles ont ainsi été contraintes d’abandonner leurs
champs, leurs activités économiques et leurs biens.
Même après leur retour, certaines familles éprouvent des difficultés à reprendre leurs
activités agricoles. L’insécurité les pousse parfois à abandonner les champs situés loin
des habitations et à privilégier une agriculture de subsistance à proximité des lieux où
elles vivent.
Cette situation entraîne une diminution des superficies cultivées et de la production
agricole, avec des conséquences directes sur la disponibilité des aliments et les
revenus des ménages.
Selon les données citées par le CICR, plus de 8,6 millions de personnes étaient
confrontées à une insécurité alimentaire aiguë entre janvier et juin 2026 dans l’Ituri,
le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
L’épidémie d’Ebola complique l’accès à l’aide
La reprise des distributions intervient également dans un contexte sanitaire
particulier marqué par l’épidémie d’Ebola.
Pour poursuivre ses interventions tout en limitant les risques de contamination, le
CICR indique avoir adapté ses modalités de distribution en collaboration avec la
Croix-Rouge locale et les autorités sanitaires.
Le nombre de bénéficiaires accueillis quotidiennement sur les sites de distribution a
notamment été réduit d’environ 50 % afin de favoriser la distanciation physique.
Des messages de sensibilisation ont également été diffusés et chaque personne
assistée devait se laver les mains et faire contrôler sa température avant d’accéder au
site de distribution.
Cette adaptation des opérations vise à concilier deux impératifs humanitaires :
prévenir la propagation d’Ebola et maintenir l’accès des populations vulnérables à
une assistance essentielle.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une
initiative du consortium RATECO et REMEL-GL



