Le chef de groupement de Kalonge, Bisimwa Nakabuye Innocent, a annoncé l’interdiction stricte d’accès au Parc national de Kahuzi-Biega afin de lutter contre les activités illégales qui persistent dans cette aire protégée.
Dans un communiqué diffusé le 1er mai 2026, l’autorité coutumière rappelle aux chefs de villages, chefs de sous-villages, services locaux ainsi qu’à toute la population de Kalonge que cette mesure vise à freiner la déforestation, le braconnage et l’exploitation illégale des ressources naturelles du parc.
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Selon ce document, plusieurs activités clandestines continuent d’être signalées dans cette réserve naturelle classée au patrimoine mondial, notamment la coupe illicite de bois, le sciage des planches, l’agriculture illégale, le braconnage ainsi que l’exploitation artisanale des minerais.
« Face à la persistance des entrées illégales pour la coupe des bois, le sciage des planches, le braconnage, l’agriculture, l’exploitation des minerais, les instructions suivantes sont données : les services de sécurité basés à Kalonge ont l’ordre de mettre la main sur toute personne surprise au-delà des limites marquées du parc et tout chef facilitant l’accès clandestin ou protégeant des réseaux de déforestation sera considéré comme complice et poursuivi », peut-on lire dans le communiqué.
Le chef de groupement instruit également les services de sécurité locaux à interpeller toute personne retrouvée dans les limites du parc avec des produits ou matériels issus de ces activités jugées illégales.
Pour justifier cette décision, Bisimwa Nakabuye Innocent s’appuie sur la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature, qui constitue le principal cadre juridique de protection du Parc national de Kahuzi-Biega.
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Créé en 1970, le parc est reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle, notamment la présence des gorilles de plaine de l’Est, une espèce menacée. Toutefois, l’insécurité persistante, la pression démographique et l’exploitation illégale des ressources naturelles continuent de menacer son écosystème.
Les autorités locales espèrent que cette mesure permettra de renforcer la protection du parc et de limiter les atteintes à l’environnement dans cette partie du territoire de Kalehe.
