Ebola en RDC : l’OMS réaffirme son soutien à la riposte contre le virus Bundibugyo malgré l’extension de l’épidémie

Les États-Unis ont quitté l'OMS suite à un décret de Donald Trump invoquant l'inefficacité de l'agence face aux crises précédentes. Ce retrait entraîne la suspension de 18 % du budget de l'organisation et le non-paiement de 260 millions de dollars de... Denis Balibouse

Le directeur régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, le Dr Mohamed Janabi, a réaffirmé le soutien de son institution à la République démocratique du Congo dans la lutte contre la maladie à virus Ebola de Bundibugyo, tout en alertant sur l’extension géographique de l’épidémie. En visite à Beni, dans la province du Nord-Kivu, la semaine dernière, il a évalué les avancées de la riposte et échangé avec les autorités et les équipes engagées sur le terrain.

Au cours de cette visite, le responsable régional de l’OMS a relevé une diminution globale des foyers de la maladie, mais a souligné que de nouvelles zones restent touchées.

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« Globalement, nous constatons une diminution des foyers d’Ebola, mais malheureusement, l’épidémie s’étend géographiquement. Le Nord-Ubangi est la huitième province touchée », a-t-il déclaré.

Le Dr Mohamed Janabi a également insisté sur l’importance du dialogue avec les communautés pour encourager les personnes présentant des symptômes à se rendre rapidement dans les structures de santé et à bénéficier d’une prise en charge adaptée.

Il a notamment évoqué le nombre de personnes guéries, qu’il présente comme un signe d’espoir dans la lutte contre la maladie.

« Nous continuons à dialoguer avec la communauté afin que les personnes viennent tôt pour bénéficier d’un traitement. Il y avait ici un groupe de survivants. Au total, nous avons plus de 2.400 personnes qui sont guéries, donc c’est possible », a-t-il indiqué.

Le responsable de l’OMS a toutefois rappelé qu’il n’existe pas de vaccin ni de traitement homologué spécifiquement contre la maladie à virus Bundibugyo, tout en soulignant l’importance des soins de soutien dans la prise en charge des patients.

« Certes, nous n’avons pas de vaccin ni de traitement homologué, mais nous disposons de services de soutien qui sauvent des vies », a-t-il précisé.

Les autorités et les équipes de riposte mobilisées

Durant son séjour à Beni, le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique a rencontré plusieurs autorités locales, notamment des membres de l’Assemblée, afin d’échanger sur les difficultés rencontrées dans la lutte contre l’épidémie.

L’OMS, le gouvernement congolais et leurs partenaires réaffirment leur volonté de conjuguer leurs efforts pour contenir la maladie dans les zones touchées, notamment à Katwa et à Beni, au Nord-Kivu.

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De son côté, le Dr Steve Ahuku, gestionnaire d’incident de la Task Force présidentielle, a salué l’accompagnement de l’OMS. Il a notamment souligné les difficultés liées à la prévention et au contrôle des infections (PCI), ainsi qu’au déplacement des équipes de riposte vers les zones reculées.

« L’OMS a toujours été un partenaire très proche de nous. L’un des défis auxquels nous sommes confrontés concerne la prévention et le contrôle des infections (PCI), mais aussi la mobilité des intervenants pour atteindre les zones reculées. Ce don, notamment des motos et des intrants PCI, va permettre de relever ces deux défis », a-t-il expliqué.

La protection des agents de santé au cœur de la riposte

La coordonnatrice provinciale de la santé au Nord-Kivu, Prisca Luanda Kamala, a également insisté sur la nécessité de renforcer la protection des agents de santé engagés dans la riposte.

Elle estime que la sécurité du personnel médical est essentielle pour limiter la propagation du virus et protéger les communautés.

« Protéger nos soignants, c’est protéger nos communautés. Protéger nos agents de première ligne, c’est renforcer notre capacité collective à sauver des vies », a-t-elle souligné.

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À travers cette visite, l’OMS réaffirme son engagement à accompagner les autorités congolaises et les communautés dans la lutte contre l’épidémie. La surveillance épidémiologique, la prise en charge des cas, la prévention des infections et la mobilisation communautaire demeurent des axes essentiels pour freiner la propagation de la maladie à virus Bundibugyo en République démocratique du Congo.

Christelle Omoyi

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