Des prestataires de santé engagés en première ligne dans la riposte contre la maladie à virus Ebola à Kisangani alertent sur leurs conditions de travail et demandent un renforcement de leur accompagnement. Ils affirment bénéficier d’un soutien insuffisant depuis le début de l’épidémie.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, plusieurs agents de santé impliqués dans la prise en charge des patients atteints d’Ebola font part de leurs difficultés. Selon leurs témoignages, les appuis dont ils bénéficient ne seraient pas suffisants pour leur permettre d’assurer correctement leurs activités dans le cadre de la riposte.
Ces prestataires affirment que, depuis la déclaration de l’épidémie, leur principal appui aurait notamment consisté en la prise en charge ou au remboursement de leurs frais de transport par certains partenaires.
Ils demandent ainsi aux autorités et aux acteurs impliqués dans la riposte de renforcer leur accompagnement, notamment afin de leur permettre de poursuivre leur travail dans de meilleures conditions.
Une menace concernant la prise en charge des patients
Face à ce qu’ils décrivent comme une situation devenue difficile, certains prestataires vont jusqu’à menacer de libérer les patients atteints d’Ebola actuellement pris en charge dans leurs structures si leurs conditions de travail et leur accompagnement ne sont pas améliorés.
Une telle éventualité pourrait avoir des conséquences importantes sur la prise en charge des malades et sur les efforts visant à limiter la transmission du virus. La continuité des soins et le respect des mesures de contrôle des infections restent en effet essentiels dans le contexte d’une épidémie d’Ebola.
Ces déclarations interviennent alors que Kisangani et plusieurs autres zones de la province de la Tshopo font partie des territoires concernés par la flambée actuelle de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo.
La nécessité de soutenir les équipes de riposte
Les prestataires de première ligne constituent un maillon essentiel de la réponse à l’épidémie. Ils interviennent notamment dans l’identification des cas suspects, l’orientation des patients, la prise en charge médicale, la surveillance et les activités de prévention et de contrôle des infections.
Leurs préoccupations soulèvent ainsi la question des conditions dans lesquelles les équipes locales participent à la riposte et de la nécessité d’assurer un accompagnement adapté aux personnels mobilisés.
