La situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola demeure préoccupante en République démocratique du Congo. Selon le rapport de l’Institut national de santé publique (INSP) publié le 19 septembre 2026, sept provinces ont enregistré au total 7.614 cas confirmés, parmi lesquels 3.676 décès et 1.864 personnes déclarées guéries.
La riposte se poursuit notamment à travers la prise en charge des patients, la vaccination des personnes exposées, la surveillance aux points d’entrée et la mobilisation des communautés dans les zones affectées.
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Les provinces concernées sont l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi.
Plus de 900 patients en isolement ou hospitalisés
D’après le rapport de l’INSP, 909 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés dans le cadre de la prise en charge de la maladie.
Le cumul des décès parmi les cas confirmés atteint 3.676, soit un taux de létalité de 48,3 %.
Parallèlement, 1.864 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de l’épidémie.
La surveillance des contacts affiche un taux global de 87,8 %, tandis que 41 nouvelles guérisons ont été enregistrées au cours des dernières 24 heures couvertes par le rapport.
La vaccination des personnes en première ligne démarre à Bunia
La riposte comprend également le déploiement de la vaccination des personnes considérées comme particulièrement exposées au virus.
Le 19 septembre, le lancement officiel de la campagne de vaccination des personnes en première ligne était prévu à Bunia, dans la province de l’Ituri.
Cette opération bénéficie notamment de l’appui de Médecins sans frontières (MSF).
Au Nord-Kivu, les préparatifs se poursuivent également avec la mise en place de la chaîne du froid, une étape destinée à permettre l’élargissement de la couverture vaccinale.
La vaccination vient ainsi compléter les autres mesures de prévention et de prise en charge déployées dans les zones touchées par l’épidémie.
Plus de 281.000 voyageurs dépistés
La surveillance aux points d’entrée et aux différents points stratégiques reste également au cœur de la riposte.
Au cours de la journée couverte par le rapport, 281.145 voyageurs ont été soumis au dépistage et à des activités de sensibilisation, soit un taux de couverture de 97 %.
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Les données de l’INSP indiquent par ailleurs que 100 % des points stratégiques étaient fonctionnels.
Cette surveillance est particulièrement importante dans les zones où le risque d’extension de la maladie demeure élevé.
Le rapport signale notamment une attention renforcée autour de Dungu, dans le Haut-Uélé, à proximité du Soudan du Sud. Les équipes sanitaires cherchent ainsi à maintenir la surveillance transfrontalière et à limiter le risque de propagation de la maladie vers les pays voisins.
Plus de 110.000 personnes sensibilisées en une journée
La réponse à l’épidémie repose également sur la mobilisation communautaire.
Selon le rapport, plus de 110.000 personnes ont été touchées en une seule journée par différentes activités de sensibilisation dans les provinces concernées.
Ces activités comprennent notamment des visites à domicile, des causeries communautaires et des séances de sensibilisation de masse.
Elles sont également complétées par des émissions radiophoniques dans les provinces affectées.
L’objectif est notamment de renforcer les connaissances des communautés sur la maladie, d’encourager le recours rapide aux structures de santé et de favoriser la collaboration entre les populations et les équipes engagées dans la riposte.
Une riposte toujours mobilisée dans sept provinces
Avec 7.614 cas confirmés, 3.676 décès et 1.864 guérisons, l’épidémie reste un défi sanitaire majeur dans les sept provinces concernées.
Les autorités sanitaires et leurs partenaires poursuivent ainsi plusieurs axes de riposte : prise en charge des malades, vaccination, surveillance des contacts et des voyageurs, contrôle aux points d’entrée et sensibilisation des communautés.
La progression du nombre de guérisons et le maintien de la surveillance doivent contribuer à limiter la propagation du virus et à renforcer la protection des populations dans les zones affectées.
Pour tout cas suspect, les autorités sanitaires invitent la population à contacter directement le 151 afin de permettre une prise en charge rapide.
