Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a été auditionné ce mercredi 15 juillet par les députés nationaux lors d’une séance plénière consacrée notamment à l’évolution de l’épidémie de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. Face aux préoccupations des élus, le ministre a présenté la situation épidémiologique actuelle ainsi que les mesures mises en œuvre par le gouvernement pour contenir la propagation du virus.
Au cours de son intervention, Samuel Roger Kamba a reconnu que la riposte demeure confrontée à plusieurs défis, parmi lesquels les difficultés de mobilité des équipes de santé sur le terrain et la méconnaissance de la maladie par une partie de la population.
Selon le ministre, cette situation complique la détection précoce des cas, plusieurs habitants assimilant encore les symptômes d’Ebola à ceux d’autres maladies, ce qui retarde leur prise en charge.
Le ministre a indiqué que le pays totalise désormais 2.011 cas confirmés d’Ebola, précisant que la province de l’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie.
Il a toutefois tenu à rassurer la population en démentant les rumeurs faisant état de la présence de cas à Kinshasa.
« Aucun cas positif n’a été confirmé à Kinshasa », a affirmé le ministre, invitant la population à se référer uniquement aux informations communiquées par les autorités sanitaires.
Samuel Roger Kamba a également salué l’engagement des équipes de riposte déployées dans les provinces touchées et réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer les activités de prévention, de surveillance épidémiologique, de sensibilisation communautaire et de prise en charge des malades afin de limiter la propagation du virus.
À l’issue de son exposé, plusieurs députés nationaux ont interrogé le ministre sur les ressources mobilisées, les difficultés rencontrées sur le terrain ainsi que les stratégies envisagées pour améliorer la réponse sanitaire et protéger les populations exposées.
Cette audition s’inscrit dans le cadre de la mission de contrôle parlementaire, qui permet à l’Assemblée nationale de suivre l’action du gouvernement sur les questions de santé publique et d’évaluer les mesures mises en œuvre face à l’épidémie d’Ebola.
