Mwenga : des cultivateurs dénoncent des barrières illégales qui menacent leurs moyens de subsistance à Luliba

PAM
Feza Blandine is a hard-working mother of six who lives in the village of Ndjingala in Walikale. She is a farmer and small business owner who works hard to provide for her family. In addition to tending her crops, Feza plays an important role in her community as the women’s representative for the village savings group, helping other women find ways to improve their lives. Feza participated in a resilience project led by the World Food Programme in partnership with the Food and Agriculture Organization and

Des habitants de Luliba, un village situé à proximité de la ville de Kamituga, dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu, tirent la sonnette d’alarme face à la multiplication de barrières de taxation jugées illégales sur les principaux axes menant vers les zones agricoles. Selon eux, ces pratiques compromettent gravement les moyens de subsistance des ménages vivant essentiellement de l’agriculture.

D’après plusieurs sources locales, des hommes armés se réclamant des Wazalendo auraient installé des points de contrôle à « Ku Tia Tia » ainsi que sur l’axe G15, dans le secteur de Kwamirindi en direction de Katubo. Les cultivateurs empruntant ces routes pour accéder à leurs champs seraient contraints de verser des sommes d’argent avant d’être autorisés à poursuivre leur trajet.

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« Chaque fois que nous voulons rejoindre nos champs, nous devons payer. Ceux qui n’ont pas d’argent sont retardés ou intimidés », confie un agriculteur rencontré dans la zone.

Au-delà des tracasseries financières, les témoignages recueillis font état d’un climat d’insécurité grandissant. Des femmes et des jeunes filles seraient régulièrement victimes d’intimidations et de menaces, alimentant la peur au sein de la communauté.

Pour les habitants, les répercussions de cette situation sont particulièrement lourdes. Dans cette partie du territoire de Mwenga, où la majorité des familles dépend de l’agriculture pour sa survie, chaque taxe imposée réduit les revenus destinés à couvrir les besoins essentiels des ménages, notamment l’alimentation, la scolarisation des enfants et les soins de santé.

Face à ces contraintes, certains cultivateurs affirment avoir réduit leurs déplacements vers les champs afin d’éviter les tracasseries. Une décision qui risque d’entraîner l’abandon de certaines cultures et une baisse significative de la production agricole.

Les acteurs locaux craignent qu’une diminution des récoltes n’ait des conséquences plus larges sur l’économie locale. Une réduction de l’offre agricole pourrait provoquer une hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés de la région, affectant ainsi l’ensemble de la population.

Les agriculteurs et agricultrices de Luliba appellent les autorités compétentes à intervenir rapidement afin de mettre fin à ces barrières illégales, restaurer la libre circulation sur les axes champêtres et garantir la sécurité des populations rurales.

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Ils rappellent que la protection des civils et la préservation de leurs activités économiques constituent des conditions indispensables au maintien de la résilience des communautés affectées par l’insécurité.

Au moment de la rédaction de cet article, aucune réaction officielle des autorités locales ni des groupes mis en cause n’avait encore été enregistrée.

Mukamba Mulebelwa Big-Merci

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